Mali: Environnement/Présidence de Convention de Bamako - Joseph Séka Seka présente le bilan du mandat de la Côte d'Ivoire

16 Février 2020

Le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Joseph Séka Seka, a dressé le bilan de la Côte d'Ivoire qui a assuré, sur la période 2018-2020, la présidence de la Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique des déchets dangereux - mais également la gestion desdits déchets produits sur le continent- et sur le contrôle des mouvements transfrontaliers.

C'était lors de la COP-3 organisée par le Programme des Nations unies pour l'Environnement (Pnue) du 12 au 14 février au Centre international de conférences de Kintélé à Brazzaville en République du Congo, sous la présidence d'Arlette Soudan-Nonault, ministre congolaise du Tourisme, de l'Environnement et du Développement durable.

À l'entame des travaux dont le thème était "Des décisions à l'action : œuvrer pour un avenir sans les dangers des produits chimiques et des déchets en Afrique", Joseph Séka Séka a rendu un vibrant hommage à tous les États parties, pour leur détermination et leur soutien sans faille aux actions ivoiriennes pendant les deux ans de présidence du pays.

Joseph Séka Séka a indiqué qu'il a fait arrêter une opération de transport illicite de déchets plastiques non recyclables vers des pays africains dont ceux de la Convention de Bamako. « Conformément à l'article 16, paragraphe1, dès que nous avons été saisis, en liaison avec le secrétariat, des mesures correctives ont été prises puis l'envoi avait été stoppé », a-t-il déclaré.

Le ministre de l'Environnement et du Développement durable a également indiqué qu'une action similaire a été menée relativement à la livraison de l'atrazine de l'Europe vers l'Afrique. D'autant plus que cette substance est très dangereuse en raison de ses propriétés perturbatrices du système endocrinien mais aussi cancérigène. Il a aussi évoqué des actions de lobbyings qui ont conduit à l'adhésion de l'Angola, de la Guinée-Bissau, du Liberia et du Rwanda à la Convention. « Grâce à nos lobbyings et interventions concertées, du secrétariat et de la présidence, l'adhésion à la Convention de Bamako est passée de 25 lors de la COP 2 à 29 actuellement », s'est-il félicité.

Par ailleurs, Joseph Seka Seka a présenté les efforts de la Côte d'Ivoire dans la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux. Cette priorité stratégique s'est concrétisée par exemple à travers l'organisation de la deuxième Conférence des Parties lorsque son prédécesseur, Anne Désirée Ouloto, dirigeait le département ministériel.

En sus, l'engagement de la Côte d'Ivoire se traduit par la ratification de toutes les Conventions internationales sur les produits chimiques et déchets dangereux et l'adoption de textes au niveau local, selon lui. C'est le cas du décret portant sur les D3E, (Décret d'équipements électroniques et électriques), l'arrêté portant création du Comité d'analyse des dossiers de mouvements transfrontiers de déchets dangereux...

Avant de passer le relais à Arlette Soudan-Nonault, Joseph Séka Séka n'a pas manqué de demander à son successeur de renforcer le lobbying en faveur de l'adhésion des autres pays africains.

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