Centrafrique: Retour au calme à Birao

La Mission des Nations unies (Minusca) a fait appel, le weekend, à des avions de combat français qui ont effectué une démonstration de force au-dessus de Birao, au nord-est, afin de dissuader l'offensive d'un groupe armé.

C'est le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) qui avait lancé une offensive sur Birao. Cette ville tenue par le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), une autre milice, est le théâtre d'affrontements réguliers entre ces deux mouvements signataires de l'accord de paix à Khartoum, il y a un an, entre quatorze groupes armés et le gouvernement.

A ce jour, les affrontements entre le FPRC et le MLCJ à Birao ont cessé et le calme est revenu. Aucun bilan des combats n'a été livré. « La Minusca a fait appel aux forces armées françaises dans le cadre de la résolution 2499 », a précisé le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

Cette résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 15 novembre 2019, « autorise les forces armées françaises, dans le cadre de l'accord bilatéral existant avec la République centrafricaine et dans les limites de leurs capacités et zones de déploiement, à la demande du secrétaire général, à utiliser tous les moyens pour fournir un appui opérationnel aux éléments de la Minusca qui se trouveraient gravement menacés ».

La Minusca dispose d'une base à Birao, ville sous surveillance d'un contingent de Casques bleus zambiens. En mai 2018, des avions de combat français avaient appuyé la force onusienne à Ndele, dans le nord-est.

« Nos initiatives ont contribué à réduire la tension entre les groupes ethniques », a indiqué Irène Kouassi, cheffe du bureau de la Minusca.

En effet, la Minusca multiplie les patrouilles et initie des séances de dialogue en faveur de la réconciliation et de la cohésion sociale.

Pour apaiser les tensions et éviter la violence, la Minusca a renforcé la sécurité autour du camp de déplacés et de celui des Forces armées centrafricaines (FACA), afin qu'ils ne soient la cible des jeunes Karas. La Minusca a également intensifié les contacts avec les autorités locales, en particulier le Sultan-maire et le chef de race Kara, afin qu'ils appellent les jeunes au calme et les sensibilisent sur la nécessité de déposer les armes et de s'engager dans des initiatives de paix et de cohésion sociale.

Depuis le déclenchement de la crise, la Minusca a initié les dialogues intercommunautaires en vue de restaurer le vivre-ensemble, et d'obtenir un retour volontaire des déplacés. Ces initiatives ont contribué à réduire la tension entre les différents groupes ethniques.

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