Sénégal: Abdou Mbow sur la «nomination» par décret du Maire de la ville de Dakar - «Aminata Mbengue Ndiaye a donné son avis et cela n'engage qu'elle»

17 Février 2020

La présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) est de plus en plus isolée dans sa proposition de nomination par décret présidentiel du maire de la ville de Dakar.

En effet, alors qu'elle essuie de toutes parts des critiques dont certaines viennent des acteurs politiques membres de la mouvance présidentielle, voilà que le porte-parole de l'Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir), Abdou Mbow est monté au créneau pour dire que cette idée «n'émane pas du pouvoir».

Interpellé sur cette question par notre confrère Mamoudou Ibra Kane hier, dimanche 16 février, lors de son passage à l'émission sur IRadio, l'ancien 3ème vice-président de l'Assemblée nationale est resté formel. «La question n'a pas été évoquée au niveau de la majorité présidentielle».

Poursuivant on propos, Abdou Mbow d'enfoncer la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales. «C'est son avis qu'Aminata Mbengue Ndiaye a donné, et cela n'engage qu'elle. Cela n'a pas été évoqué dans les instances où moi je siège.

Et je suis membre du Secrétariat exécutif de l'APR et je suis au niveau de la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale, et on a souvent la prérogative de siéger avec les leaders pour discuter de questions importantes concernant le pays».

Par ailleurs, se prononçant sur la dernière sortie de l'Ambassadeur de la France qui avait pris le contrepied de la version du Gouvernement au sujet de la date d'exploitation commerciale du Train express régional (Ter), dimanche dernier, chez nos confrères de la Rfm, le porte-parole de l'Apr souligne que Philippe Lalliot «n'a pas été très bien inspiré d'aller à contre-sens de la parole officielle».

En effet, selon lui, «seul le gouvernement du Sénégal a le droit de donner son échéancier par rapport à des projets dans ce pays». «Les retards ne peuvent pas être imputés au gouvernement parce que celui-ci a signé des choses concrètes avec les entreprises françaises.

Absolument, le gouvernement sénégalais tient à ce que les choses démarrent au mois d'avril mais s'il y a des retards, non seulement il va communiquer en donnant la bonne parole (officielle) et aussi pour dire qu'il y aura des sanctions par rapport à telle ou telle autre chose», a-t-il encore ajouté.

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.