Burkina Faso: Hôpital pédiatrique Charles-de-Gaulle - La ministre Lougué au contact des agents

17 Février 2020

La ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué, a visité le lundi 17 février 2020 à Ouagadougou, les locaux du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles-de-Gaulle (CHUP-CDG). Elle a touché du doigt, les réalités dans lesquelles les agents de santé travaillent, pour redonner le "sourire" aux tout-petits.

La première responsable du ministère de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué, est allée encourager le personnel administratif et les agents de santé dans son "ancienne maison", le Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles-de- Gaulle (CHUP-CDG). C'était dans la matinée du lundi 17 février 2020 à Ouagadougou.

Après avoir présenté l'hôpital, ses forces, ses faiblesses et perspectives, les agents ont noté que cette structure sanitaire a été créée en 1999, sur une superficie de 3,8 hectares et reconnue en matière de prise en charge des tout-petits.

A les entendre, l'hôpital accueille des enfants de 0 à 14 ans, avec une capacité d'offres d'examens spécialisées sur le VIH chez l'enfant et un laboratoire de référence au niveau national en terme de méningite, de la rougeole et de la rubéole.

Malheureusement, il manque de ressources humaines et d'infrastructures pour l'hospitalisation des patients. En effet, Charles-de-Gaulle ne dispose que de quatre chirurgiens pédiatres, trois salles d'opération, huit lits aux urgences chirurgicales et 35 lits en hospitalisation. Cette brève présentation a été suivie d'une visite des locaux par le Pr Lougué, et son staff.

Du bloc opératoire aux unités de réanimation et chirurgicale et des services de pharmacie, de laboratoire, d'imagerie médicale, en passant par l'unité de néonatologie à la centrale d'oxygène et aux urgences, elle s'est imprégnée des conditions de travail des agents.

Après avoir fait le tour des services, la ministre a affirmé qu'elle n'est pas "nouvelle" dans cette maison puisque, selon elle, elle y était avant d'être nommée ministre. « Je connais toutes les difficultés de cette structure sanitaire.

J'ai voulu aussi que mon équipe vienne toucher du doigt, ce que vivent les agents de santé au quotidien. Le problème de cet hôpital, est l'exigüité, sinon qu'il y a des compétences, avec de grands professeurs de pédiatrie », a-t-elle reconnu. Pour elle, le problème d'équipement de pointe est réel et avec les enfants, tout doit être bien contrôlé à son avis, surtout au niveau de la centrale d'oxygène.

« Charles-de-Gaulle est vraiment un hôpital de référence au niveau national, car il y a la qualité des soins. Au ministère, les budgets sont de plus en plus régulés à la baisse, alors que nous devons prendre en charge, toutes les formations sanitaires depuis le niveau 1, jusqu' au niveau de référence », a confié l'hôte du jour.

Elle a tout de même promis d'accompagner la direction générale, pour un partenariat dans la mise en œuvre de l'opérationnalisation de leurs projets, qui sont, entre autres, l'agrandissement des services et des salles.

Rapprocher la mère de l'enfant

La directrice du CHUP-CDG, Cyrille Priscille Kaboret, dit être comblée de cette visite et a souhaité qu'il y ait une réalisation d'autres infrastructures afin de pouvoir prendre en charge les malades et leurs accompagnants qui sont à même le sol, par manque d'espace. « Nous comptons aussi construire notre service de gynéco-obstétrique pour rapprocher la mère de l'enfant.

Et nous souhaitons que les femmes viennent suivre leurs grossesses au sein de notre structure», a-t-elle confié. Et d'ajouter que la préoccupation la plus urgente est la chirurgie d'hospitalisation.

« Les spécialistes peuvent opérer 200 malades par jour, mais nous ne disposons pas d'assez d'infrastructures pour leur hospitalisation, alors que nous voulons une prise en charge holistique et efficace de nos malades », a plaidé Mme Kaboret.

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Plus de: Sidwaya

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