Congo-Kinshasa: Cuvette ouest - Bientôt un bac sur l'Alima

Le ministre de l'Equipement et de l'entretien routier, Emile Ouosso, a lancé le 15 février, les travaux du bac sur l'Alima et d'aménagement de ses berges à Okoyo dans la Cuvette ouest, dans le cadre du projet de la route dite des forestiers.

Après le lancement des travaux de construction du pont sur la rivière Lembessi, sur l'axe Ewo-Talas (Cuvette ouest), Emile Ouosso a posé la première pierre marquant le démarrage de ce chantier en présence de la ministre de l'Economie forestière, Rosalie Matondo.

« Autrefois point d'arrivée ou de départ de la route Okoyo-Ossélé-Gamboma puis, de l'alternative de tracé souvent ignoré, reliant Okoyo-Okali à Lékana, la ville d'Okoyo est traductrice d'un tournant décisif dans la concrétisation du projet de la route dite des forestiers.

Le franchissement de la rivière Alima paraissait être un obstacle à la réalisation effective de ce projet.

Dès l'instant, la difficulté éprouvée devient surmontable grâce à l'accord passé le 7 octobre dernier entre le gouvernement et la société Industrie forestière de Ouesso (ifo) », a déclaré le directeur général de l'Equipement, Lambert Oléa lors de la présentation du projet.

Les travaux d'acquisition du bac autopropulsé de 100 tonnes sur la rivière Alima à Okoyo auxquels sont adossés ceux d'aménagement des accès au bac de traversée, seront réalisés en six mois par la société Ifo pour un coût global de 1 052 731 930 francs CFA.

Réparti en trois lots, ce projet financé entièrement par l'Etat congolais, comprend les travaux de génie-civil et d'aménagement des accès pour un montant de 588 781 930 francs CFA ; la fabrication du bac estimée à 363 950 000 francs CFA et la motorisation du bac chiffrée à 100 000 000 francs CFA.

« Les nuances d'acier sont conformes à la norme française EN 10025-2-Mars 2005, et aux prescriptions de résilience au risque de rupture fragile », a expliqué le directeur général de l'Equipement.

Le projet prévoit aussi les travaux préparatoires, de terrassements, d'aménagement des quais, de réparation sur la chaussée et les travaux d'assainissement. « Le secteur forestier a toujours contribué au développement de l'emploi et au développement économique.

Pour nous, particulièrement, les sociétés de bois du Congo, la route revêt une importance stratégique qui doit permettre d'évacuer nos produits au meilleur prix. Notre éloignement de la façade maritime constitue pour nous un défi », a fait savoir le directeur général de la société Ifo, Patreick Geffroy.

Notons que les travaux spécifiques de fabrication et de motorisation de la barge du bac seront réalisés à Ngombé sur la rive de la rivière Sangha, à côté de l'usine de transformation de bois de la société Ifo.

En revanche, ceux de traitement de l'accès rive droite (côté Okali), d'un linéaire de 2,1 km, sont prépondérants en comparaison de l'accès rive gauche (côté okoyo) d'une longueur plus restreinte de 0,200km.

Plus de 20 ans après

Depuis plus de 20 ans, la traversée sur la rivière Alima s'effectue à l'aide d'une pirogue. Une réalité qui affecte le quotidien des habitants de cette localité qui au fil du temps se sont adaptés à cette condition.

A l'endroit où sera édifié le quai pour la traversée du bac sur l'Alima, se trouve une épave de l'ancien bac immergé. A côté, une pirogue sur la rive gauche pour faciliter le trafic.

Une situation bien pénible pour les 2260 habitants d'Okoyo qui tentent de rallier Okali avec leurs marchandises. Nombreux d'entre eux n'ont plus aucun souvenir de la dernière traversée par bac sur la rivière Alima.

« Un volet singulier des travaux d'accès de la rive gauche, concernera la démolition des caissons de l'ancien bac, présentement accrochés dans le sable au fond de l'eau.

Il est raisonnable que le dynamitage puisse être la solution le plus recommandable pour le dégagement complet de cette épave, véritable obstacle aux travaux d'aménagement envisagés », a expliqué Lambert Oléa.

« Cette route était la route principale quittant Brazzaville pour le nord du pays. Quand la RN2 n'était pas encore bitumée, tous les véhicules passaient par ici », a témoigné le président du Conseil départemental de la Cuvette ouest, richard Eyeni.

« Même si c'est fait par des entreprises de bois, c'est nous qui le faisons. Ces entreprises interviennent sur la base de nos taxes », a-t-il ajouté.

Pour le directeur général de l'Equipement, la route dite des forestiers (1460km) ne sera plus « un rêve mais plutôt une réalité vivante qui permettra d'établir une relation par voie terrestre entre Owando dans la Cuvette et Malele dans le Kouilou, en passant par Ngoko-Kenvouomo-Ewo-Onguia-Okoyo-Okali-Lekana-Kebara-Ingoumina-Ibe-Mapati-Missama-Sathou-Makabana-Mila Mila-Manzi-Malele ».

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