Congo-Brazzaville: Quand des banques financent des projets agricoles !

Ce sera aussi une piste permettant de lutter efficacement contre la sous-alimentation. Cela favoriserait, une fois l'initiative s'avère concluante, l'abondance des produits agricoles sur des marchés locaux, car on assistera à une agriculture à grande échelle.

Le souhait de nombreux Congolais, selon des avis récoltés ici et là, serait de voir le pays sortir très rapidement de cette situation de l'insuffisance des produits agricoles dans des marchés ou encore de la cherté du panier de la ménagère.

Ici et là, on voit bien les autorités chargées des questions agricoles créer des stratégies afin qu'il soit ainsi.

Les Congolais, pense une certaine opinion, ont soif de voir leurs marchés garnis en produits agricoles, ce qui réduirait le coût très élevé des denrées alimentaires. Oui, le constat est là, les banques s'impliquent de moins en moins dans les financements des projets agricoles au Congo.

Encore que si cela pourrait être fait maintenant, on peut affirmer sans le moindre risque de se tromper que dans un intervalle de deux ou trois ans, le Congolais lambda serait à mesure d'acheter à bas prix des produits agricoles et assister à une abondance desdits produits sur nos marchés.

La première chose serait l'identification des particularités des terres en tenant compte des techniques agricoles adaptées à chaque terroir de la République.

Les sols dans leur fertilité choisissent les espèces agricoles, autrement dit chaque département à bien un sol qui convient à cela.

Le palmier à huile, le manioc, le safoutier, l'avocatier, les ignames, les ananas, les choux, la bananeraie, les manguiers, l'oseille, les amarantes et toutes les autres espèces de légumes y compris d'autres cultures ne sont pas toujours cultivables sur n'importe quelle terre.

La deuxième chose serait l'introduction obligatoire des nouvelles technologies dans le métier agricole, d'où la question de la formation des acteurs agricoles. Cette question impliquerait la prise en compte de la couche paysanne cultivatrice vivant dans les campagnes.

La former et l'organiser en coopératives et, surtout, des campagnes d'explication en matière de terre, car la terre dans des campagnes continue à être considérée comme un « patrimoine privé » et non un bien de l'Etat. Attention, si rien n'est fait, cela peut compliquer les choses dans le choix des vastes étendues de terre à cultiver.

Une fois ces choses-là ficelées et terrains balisés interviendra le grand moment des offres pour la recherche des banques. Que ce soient des banques nationales, sous-régionales ou internationales, la signature des contrats de financements est un moyen important pour relever l'agriculture.

Ces contrats pourraient être signés entre des coopératives agricoles et les banques commerciales ou agricoles sous le regard superviseur de l'Etat. Il va sans dire que les banques qui accepteraient d'adhérer à cette initiative trouveront toujours d'autres arrangements avec l'Etat en plus des contrats qu'elles auraient signés avec des coopératives.

Etant donné que les campagnes de récoltes ne mettent pas assez de temps une fois ces cultures entreprises, l'abondance des produits sur des marchés locaux pousseront le pays à envisager les pistes d'exportation desdits produits. Surtout avec l'option naissante au niveau africain de la zone de libre échange commercial ou la Zleca. Avec la Zleca, la transformation de certains produits sur place s'imposera toute seule.

Alors, il suffit que des banques s'impliquent dans le financement des projets agricoles, des jeunes paysans, désœuvrés et/ou scolarisés accepteraient volontiers de s'organiser en coopératives sous l'égide de l'Etat.

Cette jeunesse qui, d'ailleurs, a compris la nécessité de se jeter dans les activités agricoles qui sont l'une des pistes de la création d'emplois. Attention ! Le travail en coopérative est mieux que le travail en singleton en matière agricole et, surtout, si les banques pourraient accepter de financer lesdits projets.

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