Congo-Kinshasa: Kinshasa/Route By Pass - Une quarantaine de personnes périssent à la suite d'un grave accident de circulation

Les Kinois sont encore traumatisés par le grave accident de circulation intervenu, le dimanche 16 février, sur la route By Pass dans la commune de Mont Ngafula, précisément au niveau de croisement avec l'avenue Kimwenza qui prolonge vers l'Université de Kinshasa.

Le chauffeur d'un grand camion benne transportant des matériaux de construction dont des tonnes de caillasses a perdu, durant son parcours, le contrôle de son véhicule. La bande de freinage de répondait plus. Il a fini sa course sur d'autres véhicules et des piétons, emportant tout sur son passage.

L'émotion était vive. Des corps sans vie émiettés, baignant dans une marrée de sang, jonchaient la rue jusqu'à l'intervention des agents de la Croix-Rouge.

Les blessés, quant à eux, ont été immédiatement acheminés aux cliniques universitaires, ou encore à l'hôpital Monkole pendant que les cadavres prenaient la direction de la morgue. Cet accident est le énième du genre recensé sur cette avenue considérée comme l'une des plus dangereuses de la capitale.

Combien y a-t-il eu des morts ? Difficile d'avancer un bilan crédible au regard des décomptes macabres effectués par diverses sources, les unes aussi contradictoires que les autres.

L'Hôtel de ville de Kinshasa a avancé le chiffre de quatorze décès et d'une soixantaine de blessés tandis que plusieurs sources indépendantes allèguent que le bilan est très salé (près d'une quarantaine de morts, à en croire certaines langues).

L'onde de choc a traversé tout Kinshasa jusqu'à atteindre la haute sphère politique où des réactions n'ont pas tardé. Tout en présentant ses condoléances aux familles éprouvées, le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour « clarifier les causes » du drame.

Dans la foulée, des instructions ont été données au gouvernement ainsi qu'au gouverneur de la ville de Kinshasa pour une prise en charge effective des familles des victimes dudit accident.

D'autres acteurs politiques ont donné de la voix via les réseaux sociaux où ils ont posté leurs messages de condoléances à l'instar d'Adam Bombole, Claudel Lubaya, Néhémie Mwilanya, Martin Fayulu et autres, au-delà de leurs clivages politiques.

Cet accident de circulation met à nu le dysfonctionnement qui caractérise le secteur des transports en RDC où l'on note un certain laxisme dans le chef de ses responsables.

« Des contrôles techniques complaisants, permis de conduire délivrés n'importe comment à n'importe qui, des motocyclistes récalcitrants qui narguent les pouvoirs publics, etc. », a commenté le président d'Ensemble, changeons le Congo dans un tweet.

Un constat partagé par d'autres acteurs politiques qui, au-delà, dénoncent la lourde fiscalité imposée aux automobilistes sur fond des taxes perçues par l'autorité urbaine au titre de contrôle technique.

« Dans le cas d'espèce, il est injustifiable qu'un gouvernement responsable tolère et encourage que les véhicules affectés aux chantiers publics soient illégalement exonérés des pertinentes prescriptions du code de la route », a déclaré, pour sa part, l'Association congolaise pour l'accès à la justice.

Sans ambages, cette ONG exige purement et simplement la démission du ministre chargé de Transport pour cause de légèreté dans la gestion de son secteur.

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