Afrique Centrale: Projet pont-route-rail Kinshasa-Brazzaville - Une forte participation des partenaires attendue à la prochaine table-ronde

L'évènement qui se tiendra le 19 mars, à Brazzaville, vise à mobiliser 2,5 milliards d'euros, pas moins de 1639 milliards CFA, destinés à la réalisation des projets intégrateurs. À un mois de la rencontre, les bailleurs de fonds manifestent leur adhésion et annoncent la participation des grands groupes privés.

Prélude à la table-ronde de Brazzaville, le comité d'organisation a réuni ce 17 février ses potentiels partenaires, dont les représentants de la Banque mondiale, de l'Union européenne(UE), du Royaume du Maroc, du Royaume de Belgique, de l'Italie, de la France et de l'Agence française de développement.

Les discussions ont permis aux participants de partager leurs vues autour des questions liées au financement et au développement communautaire.

En effet, la construction du pont-route-rail entre Brazzaville et Kinshasa est l'un des trois projets portés par le secrétariat général de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale(Cééac) et la Banque africaine de développement(BAD).

Si le niveau de préparation du premier chantier est jugé satisfaisant, les efforts se font pour mieux structurer les projets de route Ouesso-Bangui-N'Djamena d'environ 1300km et d'aménagement fluvial Oubangui-Sangha et fleuve Congo.

L'enjeu de la table-ronde des partenaires est de parvenir à réunir des financements conséquents, a souligné le président du comité d'organisation, Jean-Jacques Bouya. « Les études ont été totalement réalisées pour les trois projets intégrateurs...

L'option qui sera proposée à la table-ronde c'est la réalisation des travaux par tronçons, parce qu'il ne sera pas possible de mobiliser l'enveloppe voulue en une seule journée », a estimé le ministre congolais de l'Aménagement du territoire et des Grands travaux.

La sous-région Afrique centrale est considérée comme l'espace communautaire la moins intégrée.

Son réseau de transport est aussi faible, à peine 2,2% des axes routiers sont goudronnés. Face à la rareté des financements, le comité d'organisation souhaite que les chantiers s'exécutent par phases à travers des financements concessionnels.

« La BAD est prête à nous accompagner pour financer tous ces projets, mais ce n'est pas évident qu'elle puisse financer ces projets toute seule. C'est ainsi que les autres partenaires doivent s'impliquer pour le financement de chaque tronçon », a plaidé Jean-Jacques Bouya.

Prenant tour à tour la parole, les représentants de l'UE, de l'AFD, de la Banque mondiale, ont rassuré sur leur participation à la table-ronde. « Ces projets vont donner un avantage comparatif à la sous-région par rapport aux autres groupes économiques.

Le Maroc est pour sa part disposé à accompagner ces efforts et nous sommes prêts à recevoir les études techniques des projets, afin de les soumettre à nos décideurs et aux entreprises marocaines intéressées », a assuré l'ambassadeur du Maroc au Congo, Abdellatif Seddafi.

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