Libye: L'embargo sur les armes maintenu

Des chefs d'Etat, des ministres des Affaires étrangères et des diplomates venus du monde entier se sont réunis à Munich (Allemagne) en fin de semaine dernière dans le cadre de la Conférence sur la sécurité.

La crise en Libye était l'un des points d'orgue. La question de la livraison des armes dans ce pays a fait l'objet de discussions au cours de la journée du dimanche 16 février.

Cette réunion se tenait un mois après la conférence internationale de Berlin, le 19 janvier dernier. Occasion au cours de laquelle un engagement avait été pris de soutenir le cessez-le feu et l'embargo sur les armes en libye.

Un comité de suivi avait été mis en place pour discuter des mécanismes de surveillance et de mise en œuvre des conclusions de la conférence de Berlin.

Depuis lors, les choses ont peu avancé. Les échanges de Munich étaient une sorte de pression sur les parties prenantes en vue d'obtenir une fin des hostilités sur le terrain et un respect de l'embargo sur les livraisons d'armes.

Par la voix de son ministre en charge de la diplomatie, l'Algérie a réitéré sa position sur la question à Munich. Sabri Boukadoum a insisté sur « une solution qui ne peut être que politique ». Déjà à Berlin, Sabri Boukadoum avait « mis en exergue la capacité des frères libyens (Fayez Al-Sarraj et Khalifa Haftar) à dépasser leurs divergences sans ingérence extérieure ».

A Munich, il a lancé un appel pour un appui de la communauté internationale aux efforts visant à permettre au peuple libyen de sortir de cette crise qui affecte aussi les pays voisins.

Le chef de la diplomatie algérienne a déclaré la disponibilité de son pays à accompagner les frères libyens dans le processus de dialogue et de règlement politique, tout en restant à équidistance des deux parties et avec le même degré de franchise et de confiance.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères qui accueillait la rencontre a souligné pour sa part que la décision en faveur d'un respect de l'embargo sur les livraisons d'armes était une bonne option.

Mais malgré ce cessez-le feu instauré le 12 janvier 2020, des combats sporadiques ont lieu quotidiennement près de Tripoli. Les armes continuent également d'affluer dans le pays.

Depuis l'éviction de Mouammar Kadhafi en 2011, deux centres de pouvoir ont vu le jour en Libye : Khalifa Haftar dans l'Est du pays (soutenu principalement par l'Egypte et les Emirats arabes unis) et le gouvernement d'union nationale à Tripoli, qui jouit d'une reconnaissance internationale et de celle de l'ONU.

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