Cameroun: Massacre - L'ONU réclame une enquête indépendante et impartiale

Les troubles se poursuivent dans les régions anglophones du Cameroun.

L'ONU réclame une enquête indépendante, impartiale et complète après la mort de plusieurs civils le 14 février dernier dans le nord-ouest anglophone du Cameroun, lors d'affrontements entre rebelles et forces de l'ordre.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme dénonce un nouvel « épisode choquant » de la crise anglophone au Cameroun. Selon les responsables de l'organisation sur le terrain, 23 civils auraient été tués durant les affrontements du 14 février dernier, dont 15 enfants et deux femmes enceintes.

Dans le communiqué des Nations unies, des témoins indiquent que ce jour-là, une quarantaine d'hommes armés ont attaqué un village du nord-ouest du pays, en tirant sur les civils et en brûlant des habitations. Une enquête a déjà été ouverte, confiée à la gendarmerie et à la Sécurité militaire. L'ONU presse aujourd'hui les autorités à s'assurer que « les responsables devront rendre des comptes ».

Le 17 février, le porte-parole de l'armée s'exprimait pour la première fois sur le sujet et a donné une tout autre version du drame. Selon Cyrille Atonfack Guemo, les forces de l'ordre ont été prises à partie par des rebelles durant une opération. Les échanges de tirs ont provoqué un incendie qui aurait causé la mort d'une femme et de quatre enfants. Le porte-parole contestait le bilan humain bien plus lourd, aujourd'hui relayé par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme.

Plus de: RFI

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