Niger: Réfugiés morts lors d'une distribution de vivres, le HCR vient en aide aux survivants

18 Février 2020

L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a plaidé mardi pour une meilleure coordination de l'aide aux réfugiés au Niger après la mort d'au moins 20 personnes lors d'une distribution d'aide dans le sud-est du pays.

Le HCR s'est dit profondément attristée par les informations faisant état de la mort d'au moins 20 personnes dans la région de Diffa, dimanche, lors d'une bousculade qui s'est produit au cours d'une distribution de vivres et d'argent en espèces.

Cette distribution d'aide était organisée, indépendamment par des représentants des autorités nigérianes en visite sur place et destinée aux réfugiés nigérians ayant trouvé refuge dans cette région du sud-est du Niger frontalière du Nigeria.

Des femmes et des nourrissons font partie des personnes décédées. La mort de cinq réfugiés a été confirmé parmi les victimes et de nombreux réfugiés comptent également parmi les blessés.

Selon le HCR, le nombre de victimes pourrait augmenter au fur et à mesure des informations sur les blessés qui sont transmises par les hôpitaux et les centres de santé de Diffa.

« Nous sommes choqués et attristés par ces décès », a déclaré Alessandra Morelli, la représentante du HCR au Niger.

Le HCR, qui n'a pas participé à cette distribution d'aide dimanche, assure des prestations de protection et fournit une assistance aux réfugiés et aux déplacés internes dans le sud-est du Niger.

L'agence onusienne a également établi un mécanisme de distribution d'aide pour garantir un processus sûr et efficace.

« Nous apprécions tous les efforts mis en œuvre par des particuliers pour aider les réfugiés. Toutefois, nous demandons instamment que ces efforts soient coordonnés avec les autorités locales au Niger ainsi que les organisations humanitaires », a souligné Mme Morelli.

263.000 personnes déracinées par la violence dont 120.000 réfugiés à Diffa

La région nigérienne de Diffa, proche du Nigéria voisin, est le théâtre d'attaques constantes et de plus en plus meurtrières du groupe djihadiste Boko Haram.

Cette région, située à la frontière de l'État de Borno au Nigéria, accueille aujourd'hui 263.000 personnes qui ont été déracinées par la violence dans le bassin du lac Tchad - parmi lesquelles près de la moitié, soit environ 120.000, sont des réfugiés.

Les réfugiés sont en très grande majorité des femmes et des enfants originaires du Nigéria, ainsi que quelques milliers de personnes récemment arrivées depuis le Tchad.

Le HCR fournit une aide d'urgence aux survivants de la bousculade de dimanche, sous forme de soins médicaux et de soutien psychosocial et se tient prêt à apporter un appui aux autorités locales dans leurs efforts de réponse à cette tragédie.

Au Niger et dans le bassin du lac Tchad, le HCR dirige la réponse internationale visant à protéger les personnes forcées de fuir leurs foyers en raison du conflit et de la persécution.

L'agence onusienne plaide continuellement pour un lien renforcé entre les organisations humanitaires et les agences de développement qui travaillent dans les zones accueillant des populations déracinées.

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