Congo-Brazzaville: La Banque mondiale augmente son enveloppe en faveur du pays

Le portefeuille de l'institution devrait passer de 150 millions de dollars actuellement à plus de 210 millions (environ 127 milliards de FCFA) dès l'an prochain. Les partenaires entendent prioriser les questions sociales, l'autonomisation des femmes, l'appui budgétaire, l'amélioration du climat des affaires.

La République du Congo et le groupe de la Banque mondiale veulent renforcer leur cadre de partenariat, en mettant davantage l'accent sur la lutte contre la pauvreté à travers l'autonomisation des femmes, l'amélioration des services sociaux de base, le développement agricole. À cela s'ajoutent l'appui budgétaire, le soutien au secteur privé et à l'essor de l'économie numérique.

À en croire la représentante de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara, le contexte actuel du pays nécessite cet ajustement de ses interventions.

Le taux de pauvreté est estimé à 35,4% et reste préoccupant dans les départements de la Likouala, de la Cuvette-Ouest, la Lékoumou, du Pool, de la Bouenza et à Brazzaville. La fragilité macro-budgétaire, le chômage urbain, la faiblesse des capacités humaines constituent les principaux défis à relever.

Korotoumou Ouattara a estimé que l'autonomisation de la femme est la clé d'une croissance durable et inclusive. « L'autonomisation de la femme passe, entre autres, par l'accès à l'emploi et aux services sociaux de base .

Cela permet de tirer pleinement parti de toutes les composantes de la société, afin que l'économie soit tirée par une main-d'œuvre qualifiée, productive et en bonne santé », a-t- elle insisté lors d'une rencontre élargie à Brazzaville, ce 18 février.

À cet effet, le nouveau cadre de partenariat pays 2020-2024 est censé orienter les actions suscitées et surtout la réduction des inégalités en donnant aux femmes les moyens de participer à leur propre épanouissement et celui de leur communauté.

Pour vulgariser la vision, la Banque mondiale a initié cette semaine des échanges autour de ses activités, dont le thème porte sur l'« emploi et autonomisation de la femme ».

Du côté des autorités congolaises, la coopération avec la Banque mondiale est indispensable pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).

« La valorisation du capital humain par la refonte du système éducatif est pour le Congo un défi à relever, d'autant plus qu'il s'agit d'un axe consécutif des deux autres axes du PND », a indiqué la ministre du Plan, Ingrid Eboucka-Babakas.

Grâce à l'aide des partenaires prévue pour les quatre prochaines années, le gouvernement espère rétablir un équilibre sur la qualité de l'offre et de la demande de l'emploi, le cadre macroéconomique et budgétaire, ainsi que d'assurer une bonne gestion économique pour susciter une croissance durable et des indicateurs plus performants.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Brazzaville

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.