Tunisie: Le président Kais Saied menace de dissoudre le parlement s'il n'accorde pas sa confiance au futur gouvernement

Tunis — Le président tunisien Kais Saied a assuré lundi à Tunis qu'à défaut d'un vote de confiance pour valider le futur gouvernement, la seule autre option était de dissoudre l'Assemblée élue il y a quatre mois et déclencher des élections anticipées.

Recevant le président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi (président d'Ennahdha) et le chef du gouvernement d'affaires courantes, Youssef Chahed, le chef de l'Etat président Saied a affirmé "qu'on ne peut sortir de la crise de la formation du gouvernement qu'en se référant à la Constitution et non aux interprétations de ceux qui émettent des Fatwas".

D'après ledit article "Si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l'Assemblée des représentants du peuple n'ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution du parlement et l'organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d'au moins quarante-cinq jours et ne dépassant pas quatre-vingt-dix jours ".

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"Au cas où le gouvernement n'obtiendra pas la confiance du parlement, il y a aura recours au peuple", a-t-il affirmé, appelant toutes les parties à assumer leur responsabilité en cette étape historique et décisive.

Par ailleurs, le président de la République a évoqué le concept de gouvernement d'affaires courantes, selon plusieurs expériences comparées, précisant qu'une fois le nouveau parlement prend ses fonctions, le gouvernement qui était en place deviendra un gouvernement d'affaires courantes avec des prérogatives bien limitées.

Le processus de formation du gouvernement a connu des difficultés depuis la désignation d'Elyes Fakhfakh par le chef de l'Etat d'assurer cette tache en raison d'un différend entre les partis politiques associés aux concertations sur le futur gouvernement. Le mouvement Ennhdha (54 députés) s'était retiré des concertations.

Il avait également annoncé sa décision avec celle du chef de l'Etat "d'exploiter ce qui reste des délais constitutionnels pour emprunter la voie qui sert l'intérêt supérieur du pays".

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