Burkina Faso: Laye - La population en colère contre un centre pour mineurs après le décès suspect d'une élève

18 Février 2020

Le corps sans vie de Romaine Zongo une élève fréquentant la classe de 45e au Collège d'enseignement général de Tampelga, a été retrouvé lundi soir, à quelques pas du Centre de Laye pour mineurs en conflit avec la loi.

L'élève se serait rendue près du Centre pour s'approvisionner en eau avec sa tante, après les cours de l'après-midi du lundi. Et c'est quand elle est repartie avec une charrette pour chercher les bidons d'eau restants qu'elle aurait été d'abord violée puis étranglée. «Une équipe judiciaire accompagnée du major du CSPS de Laye s'est rendue sur les lieux aux fins de constations. Au regard des indices matériels qui laissent présumer un acte criminel, l'équipe d'enquête a sollicité et obtenu l'appui de la police scientifique et technique. Un certain nombre», relate un communiqué du Procureur du Faso près le TGI de Ziniaré, Sagnan Tondjoa.

Des précautions médico-légales auraient également été prises pour vérifier si la défunte Romaine Zongo a été violée et étranglée.

Ce qui a plongé la population dans une telle colère qu'elle voulait saccager le Centre de Laye pour mineurs en conflit avec la loi, accusant ses pensionnaires de vols, d'agressions et de casses de boutiques à répétition dans la localité. «

Alors même que des constatations étaient en cours, une rumeur selon laquelle le ou les auteurs se trouvaient au sein du centre de réinsertion pour mineurs a drainé un mouvement de foule en direction dudit centre. La foule qui exigeait à ce que qu'on lui remette les enfants pour qu'elle puisse venger la mort de la fille à commencer à saccager les locaux du centre. Face aux risques imminents de danger, la décision d'évacuer les mineurs a été prise autour de 4h du matin», selon le procureur.

Mais les protestataires exigent à présent la délocalisation du Centre.

La défunte a été inhumée mardi matin.

Le Centre de Laye (35km au Nord de Ouagadougou) pour mineurs en conflit avec la loi, créé en 2004, fournit à ses admis, une éducation civique, une formation aux métiers et un appui psychologique pour favoriser leur réinsertion sociale, rappelle l'Agence d'formation du Burkina.

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