Burkina Faso: Commune de Ouagadougou - Le maire Béouindé reconforte les déplacés internes

18 Février 2020

Le maire de la ville de Ouagadougou, Pierre Armand Béouindé, a sillonné le mardi 18 février 2020, trois sites de l'arrondissement 8, où sont internées 294 personnes déplacées, à la suite des attaques terroristes. Il est allé les réconforter et féliciter les familles d'accueil.

« Nous sommes arrivés à Ouagadougou le 14 février 2020. Nous n'avons pas de vivres, pas de logement, nous dormons dehors. Même si nous avions à manger, notre souhait est que la paix revienne au Burkina Faso, afin que nous puissions retourner chez nous », a confié Mahamoudou Ouédraogo à la presse, le visage triste.

C'était le mardi 18 février 2020 à Ouagadougou, lors de la visite du maire, Pierre Armand Béouindé, aux déplacés internes de l'arrondissement 8 de Ouagadougou. M. Ouédraogo est de la commune de Pensa dans la région du Centre-Nord.

Venu avec toute sa famille forte d'une quarantaine de personnes, à majorité des femmes et des enfants de zéro à sept ans, le vieux a affirmé ne plus savoir à quel saint se vouer. Tous ont occupé un espace non aménagé à Bissighin, quartier périphérique et vivent en rase campagne.

Leur souhait le plus ardent, c'est le retour de la stabilité au " pays des Hommes intègres". Sur les deux autres sites, Zagtouli et Noghin, les déplacés ont les mêmes inquiétudes. Ousmane Dicko, un agent du ministère en charge de l'éducation nationale résidant à Zagtouli, a accueilli plus de 70 de ses parents, venus de Kelbo (Djibo).

« Lorsqu'ils sont venus, il y a de cela un mois, mon oncle et moi avons trouvé quelques vivres pour eux. Le maire de l'arrondissement 8 leur a donné une somme de 50 mille F CFA.

J'étais obligé de collecter du savon, deux sacs de riz et quelques habits au niveau du service pour eux. Beaucoup d'entre eux sont venus sans rien et sans aucun vêtement », a-t-il expliqué.

Face à cette situation critique, le maire Béouindé a signifié qu'il ne pouvait rester indifférent. En tant que premier responsable de la ville de Ouagadougou, il était de son devoir, à l'entendre, d'effectuer ce déplacement pour s'enquérir des conditions de vie des déplacés.

« Nous nous sommes rends compte qu'à cause des exactions, beaucoup de nos compatriotes dans sa frange la plus fragile, tels les femmes, les enfants et les vieux, ont cherché refuge au niveau de la ville la plus proche qui est Ouagadougou », a déclaré le bourgmestre.

Selon le service de l'Action sociale dudit arrondissement, les déplacés, à la date du 8 février 2020, sont au nombre de 294, parmi lesquels 181 enfants, 24 enfants scolarisés, sept personnes âgées et quatre femmes enceintes.

C'est la raison pour laquelle, M. Béouindé a précisé que la gestion des déplacés doit répondre à un certain nombre de règles, car, à son avis, Ouagadougou est déjà une ville surpeuplée et il n'y a pas de sites qu'on puisse aménager dans la ville pour les recevoir.

« C'est pourquoi, le gouvernement, à travers le ministère en charge de l'action humanitaire, a aménagé des sites non loin à Foulbé et à Barsalgo, avec toutes les infrastructures nécessaires pouvant les accueillir dans les conditions favorables », a expliqué le maire.

Par ailleurs il ajoute que de nos jours, dans les différents arrondissements périphériques de Ouagadougou, environ 5 000 personnes déplacées ont été enregistrées, avec un seul regroupement important dans un seul site, certaines familles s'étant organiser pour accueillir certains.

« Quand les déplacés arrivent au compte-gouttes, il nous incombe de faire le constat et de rendre compte au ministère de tutelle, qui va s'organiser pour que ces personnes puissent rejoindre les sites déjà aménagés à cet effet », a conclu le maire de Ouagadougou.

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