Congo-Kinshasa: ISTA - Des ingénieurs femmes appellent le parlement à durcir les lois sur le harcèlement et la parité

En marge de la Journée Internationale des Femmes et Filles de Science célébrée par la communauté internationale le 11 février de chaque année, une conférence a été organisée le mardi 18 février 2020, à l'Institut Supérieur de Techniques Appliquées (ISTA) de Kinshasa.

A cet effet, les femmes ingénieurs de cet établissement d'enseignement supérieur ont appelé le parlement congolais à durcir les lois sur le harcèlement et la parité. La première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, quant à elle, a promis 15 bourses d'études aux étudiantes de cette alma mater.

Célébrée le 11 février de chaque année, la Journée internationale des femmes et des filles de science a pour but de favoriser et d'accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques.

A cette occasion, la Cheffe des Travaux, Joséphine Mpole a évoqué diverses difficultés que rencontrent les femmes ingénieurs. Notamment, celles que l'on retrouve sur les lieux de travail, car souvent le chef et ses collègues hommes attendent d'elle non seulement un bon résultat professionnel, mais aussi un charme. D'où, "notre souci est de voir le parlement durcir les lois sur le harcèlement et la parité. Et, que les mêmes lois sur le harcèlement sexuel et la parité soient préconisées pour satisfaire leurs exigences", a-t-elle souligné. Elle a renchéri en disant que même en classe, les filles sont des cibles de beaucoup de leurs formateurs, jusqu'au home avec leurs collègues. D'où, la nécessité d'avoir des homes séparés.

Selon elle, le manque des ressources pour les études donne naissance à une forme de prostitution académique. Suite à cela, Joséphine Mpole a recommandé la création d'un fonds pour la formation académique des jeunes ingénieurs femmes pour l'émergence du Congo. "Nous croyons que dans la mesure du possible, la Première Dame se souviendra de l'ISTA/Kinshasa dans l'octroi des bourses d'études, la construction des laboratoires, les formations continues à l'interne comme à l'externe, des stages pour les ingénieurs femme comme hommes. Si certains pays africains fabriquent les drones, pourquoi la RDC qui a déjà posé les bases pour la fabrication de robots de régulation routière, n'en ferait pas autant ? ", s'est-elle interrogée.

A cette heure de la mondialisation, poursuit-elle, l'apprentissage de certaines langues étrangères et l'acquisition de l'outil informatique est un grand besoin pour cette institution technique.

A cet effet, elle a appelé les jeunes filles à prendre le goût de faire la technique, sachant que le développement du pays en dépend. Et que l'émancipation de la femme signifie que là où il y a un homme, une femme peut aussi y être.

La Première Dame n'est pas resté sans mot, elle a invité les ingénieurs femmes à ne jamais baisser les bras et à prendre conscience de leur potentiel pour rendre réel le leadership féminin. Aussi, a-t-elle promis 15 bourses aux étudiantes de l'ISTA.

Le Directeur Général de l'ISTA, Pierre Kasengedia, a souligné le fait que la République démocratique du Congo ne peut pas se développer si l'ISTA est malade, car l'ISTA a été créé pour des solutions dans le domaine technique, afin d'apporter des solutions dans le contexte de ce pays.

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