Algérie: Viandes rouges - Des concertations pour fixer des prix "raisonnables"

Alger — Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a annoncé, mardi à Alger, le lancement de concertations avec les différents intervenants et acteurs de la filière des viandes rouges, en vue d'arrêter "des prix raisonnables" à même de satisfaire tant les producteurs et que les consommateurs, particulièrement pendant le prochain Ramadhan.

S'exprimant au terme d'une rencontre avec les représentants des éleveurs et des importateurs des viandes rouges, le ministre a fait état du lancement de concertations avec les différents intervenants et acteurs de la filière de production des viandes rouges, y compris les éleveurs, les importateurs et les propriétaires des abattoirs et des chambres froides des différentes wilayas, et ce, en coordination avec les services du ministère de l'Agriculture pour étudier la disponibilité et les prix des viandes rouges".

Qualifiant la rencontre de "fructueuse", le ministre a souligné qu'elle a permis d'écouter les préoccupations des intervenants de la filière des viandes rouges et qu'elle était une occasion pour leur faire part des ambitions du ministère visant la régulation du marché.

A ce propos, M. Rezig a indiqué que les prix supposés et appliqués " avaient pour origine un représentant d'une organisation d'éleveurs et non une proposition du ministère du Commerce", affirmant que la mission du Ministère " ne consiste pas à déterminer les prix", mais ses efforts portent à " trouver des solutions de régulation du marché et assurer la disponibilité des viandes rouges à des prix acceptables, par souci de préserver le pouvoir d'achat du consommateur".

M.Rezig a, d'autre part, abordé l'éventualité de fournir la viande cameline et la commercialiser dans le Nord." L'importation n'interviendra que pour compléter les besoins du marché national en viandes et ne concurrencera pas le produit local", a-t-il soutenu.Pour sa part, le président du Conseil national interprofessionnel de la filière des viandes rouges (CNIFVR), Bouadis Miloud a indiqué que " la rencontre a permis d'expliquer plusieurs choses", faisant part de " la satisfaction" des éleveurs quant aux assurances et à la volonté du ministère de " concrétiser la conciliation entre les intérêts des éleveurs et le pouvoir d'achat du citoyen".

"92 laiteries attendent l'agrément, alors celui qui ne respecte pas la loi n'a qu'à cesser son activité", a-t-il dit.Le ministre a annoncé, par ailleurs, l'élaboration d'un fichier national pour les unités de production de lait et les distributeurs, en vue de déceler les irrégularités et assurer la stabilité et l'équilibre du marché", ajoutant que le lait n'est pas commercialisé dans plus de 400 communes en raison de leur éloignement des unités de production.Une réunion ministérielle est prévue prochainement pour examiner ces questions, a-t-il annoncé.

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