Congo-Kinshasa: La situation alarmante des 200 000 réfugiés de la province d'Ituri

communiqué de presse

En Ituri, dans le Nord-Est de la RDC, le violent conflit entre les communautés Hema et Lendu, qui a marqué le début des années 2000, redouble d'intensité depuis décembre 2017, forçant les populations locales à fuir leurs villages.

À ce jour, environ 200 000 personnes se sont rassemblées dans des camps qui ne sont ni sécurisés, ni dotés des moyens appropriés pour les accueillir.

Dans les zones de santé de Nizi, de Drodro et d'Angumu, Médecins Sans Frontières intervient pour répondre aux besoins urgents des déplacés internes.

Des pics de violence à répétition

« Je vis dans le camp de Tse Lowi avec mon fils et mes six petits-enfants. Ça fait deux ans que nous avons dû fuir notre village. Des hommes armés y ont fait intrusion alors qu'il faisait déjà nuit, ils ont mis le feu aux maisons et ils ont tué les gens de manière atroce.

La femme de mon fils est morte ce soir-là. Ils ont brulé ma maison et nous n'avons eu aucun autre choix que de fuir en pleine nuit sans rien pouvoir emporter, excepté les habits que nous portions.

Nous avons marché trois jours et dormi trois nuits dans la brousse pour fuir les assaillants. J'étais effrayée. Nous avons finalement rejoint Tse Lowi le troisième jour », raconte Yvonne, assise devant son abri de paille.

1 million de déplacés en deux ans

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le nombre de personnes ayant été déplacées par les violences depuis 2017 - maisons pillées et incendiées, terres et ressources accaparées, massacres barbares -, est estimé à plus d'un million, mais il est quasiment impossible de connaître leur nombre exact en raison des mouvements continuels de populations.

Des conditions de vies alarmantes

Aujourd'hui, environ 200 000 personnes déplacées se sont spontanément rassemblées et vivent dans des camps, où les besoins essentiels (accès à l'eau, à la nourriture et aux structures sanitaires) ne sont pas garantis.

MSF fournit des soins médicaux aux personnes déplacées, mène des activités d'approvisionnement en eau et assainissement, distribue des moustiquaires et des biens de première nécessité dans 34 camps des zones de santé de Nizi, Drodro et Angumu.

Deux enfants les pieds dans la boue dans le camp de déplacés de Rho.

Josée, son mari André et leurs enfants se tiennent devant leur abri de paille dans le camp de déplacés de Rho. Espérance (au centre, en chemise orange), leur fille de 6 ans, a été blessée lors d'une attaque armée au sein du camp fin septembre 2019.

Espérance, la fille de Josée et André, âgée de 6 ans, a été blessée lors d'une attaque armée au sein du camp fin septembre 2019. « Lorsque les assaillants sont arrivés, ils ont crié :" Vous verrez, aujourd'hui, nous allons tous vous tuer" », raconte Josée.

Dieudonné Ngandru Lossi (à droite), 32 ans, veuf, s'entretient avec Flauribert, un promoteur de la santé MSF, dans son abri de paille au sein du camp de déplacés de Rho. Fin septembre 2019, sa femme a été abattue et tuée lors d'une attaque nocturne dans le camp.

Jeanne Ndzove Ndroui, 37 ans, prend soin de sa fille de trois semaines dans la paroisse de Drodro. « Nous avons fui Zatso, notre village, pour échapper aux attaques des milices armées », explique Jeanne.

Arielle Vay, 68 ans, reçoit des soins dans la clinique mobile MSF au sein du camp de déplacés de Rho.

Un membre du personnel MSF livre des médicaments aux patients de la clinique mobile MSF au sein du camp de déplacés de Rho.

Des enfants regardent le panneau du « Site de soins communautaires » au sein du camp de déplacés de Rho.

Josée, son mari André et leurs enfants se tiennent devant leur abri de paille dans le camp de déplacés de Rho. Espérance (au centre, en chemise orange), leur fille de 6 ans, a été blessée lors d'une attaque armée au sein du camp fin septembre 2019.

Espérance, la fille de Josée et André, âgée de 6 ans, a été blessée lors d'une attaque armée au sein du camp fin septembre 2019. « Lorsque les assaillants sont arrivés, ils ont crié :" Vous verrez, aujourd'hui, nous allons tous vous tuer" », raconte Josée.

Dieudonné Ngandru Lossi (à droite), 32 ans, veuf, s'entretient avec Flauribert, un promoteur de la santé MSF, dans son abri de paille au sein du camp de déplacés de Rho. Fin septembre 2019, sa femme a été abattue et tuée lors d'une attaque nocturne dans le camp.

Jeanne Ndzove Ndroui, 37 ans, prend soin de sa fille de trois semaines dans la paroisse de Drodro. « Nous avons fui Zatso, notre village, pour échapper aux attaques des milices armées », explique Jeanne.

Arielle Vay, 68 ans, reçoit des soins dans la clinique mobile MSF au sein du camp de déplacés de Rho.

Un membre du personnel MSF livre des médicaments aux patients de la clinique mobile MSF au sein du camp de déplacés de Rho.

Des enfants regardent le panneau du « Site de soins communautaires » au sein du camp de déplacés de Rho.

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