Congo-Kinshasa: Goma - Un collectif de mouvements citoyens exige la libération de leurs camarades arrêtés lors du Festival Amani

19 Février 2020

Le collectif de mouvements citoyens de Goma a, dans un communiqué publié, mercredi 19 février 2020, dénoncé les conditions de détention des membres du Mouvement national congolais (MNC), arrêtés le 14 février dans l'enceinte du Collège Mwanga de Goma, lors de la première journée de la 7ème édition du Festival Amani.

La Lucha (Lutte pour le changement), Filimbi, Amka Congo, MNC, Raiya na simama, EECHA et un groupe d'artistes engagés, tous ces mouvements citoyens ne jurent que par la libération « immédiate et sans condition » de leurs camarades. Ils jugent « arbitraire » leur arrestation, par les éléments de la Police qui, selon eux, ne possédaient aucun mandat d'arrêt pour interpeller ces militants du MNC qui assistaient pacifiquement aux activités du Festival Amani.

« Nous dénonçons les conditions dans lesquelles ils se retrouvent actuellement au Parquet de grande instance de Goma, après avoir passé quatre jours dans le cachot de renseignement militaire de Goma. Ils sont privés des visites familiales, d'assistance des avocats et même du droit de manger. C'est un traitement illégal et inhumain », a affirmé l'artiste engagé de Goma Black Man Bausi, qui a lu ce communiqué.

« Nous allons continuer avec des actions pacifiques de grandes envergures pour réclamer leur libération. Car, aucun motif ne justifie cette arrestation », a-t-il ajouté, avant d'exhorter la justice à dire le droit.

Par ailleurs, parmi ces militants qui sont aux arrêts, figure un certain « Bwana Puwa », longtemps cible de la Police nationale congolaise. Celle-ci soupçonne « Bwana Puwa » d'être à la base du soulèvement populaire à maintes reprises, ayant conduit à des pertes en vies humaines et des dégâts matériels dans la ville de Goma.

Ces allégations sont rejetées en bloc par ce collectif de mouvements citoyens qui évoque la thèse d'un blocage de la part des autorités qui ne souhaiteraient pas voir des manifestations pacifiques se tenir dans la ville de Goma.

Le 17 février 2020, lors d'un état des lieux des activités de la 7ème édition du Festival Amani, fait devant la presse, Guillaume Bisimwa, directeur de cette ASBL, a affirmé qu'il était au courant de cette situation et a précisé que, seule la police connaissait la motivation de cette interpellation. « Nous ne pouvions pas empêcher la police de faire son travail dans l'enceinte du collège Mwanga et nous n'en sommes pour rien », a-t-il déclaré.

Au sein de la population Gomatracienne, les avis divergent sur ce dossier. Les uns saluent cette arrestation et les autres parlent d'une politique contre les mouvements citoyens de la ville.

Plus de: Le Potentiel

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