Libye: Le règlement de la crise est lié à l'engagement des parties libyennes

Addis Abeba — Le Commissaire de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), Smail Chergui, a affirmé mercredi que seul l'engagement des parties libyennes peut garantir un règlement de la crise en Libye dont l'intérêt doit primer.

"Pour moi, les premiers interlocuteurs dont l'engagement est capital pour la relance du processus (de règlement), sont les parties libyennes elles-mêmes. Personne ne peut prétendre assurer un règlement de cette crise sans un engagement direct et de bonne foi des acteurs libyens où l'intérêt de leur nation primera sur toutes autres considérations", a indiqué M. Chergui dans une déclaration à l'APS.

Lire aussi: Le sommet de l'UA veut un cessez-le-feu et la fin des interférences en Libye

Soulignant que le processus de règlement politique doit être "inclusif et réunir toutes les forces vives du pays", M. Chergui a affirmé que cela passera par la classe politique, les partis agrées et reconnus, les représentants des municipalités des trois régions et toutes les institutions susceptibles de jouer un rôle dans la reconstruction de la nouvelle Libye.

"La société civile, les jeunes et les femmes devront également avoir leur mot à dire lors des consultations. De plus, les représentants des tribus libyennes et les chefs traditionnels sont essentiels à cet exercice", a soutenu M. Chergui.

Parler d'une seule voix et harmoniser les actions

Après avoir rappelé que l'UA a parlé d'une seule voix sur le dossier libyen comme il a été constaté à Munich, dimanche dernier, lors de la première réunion du Comité international de suivi sur la Libye, le CPS a, en outre, déclaré que "nous sommes résolus à travailler avec nos partenaires en particulier les Nations Unies, pour une harmonisation de nos actions pour parvenir rapidement à une solution durable pour une Libye stable, unifiée et qui cesse d'être une source d'insécurité et de déstabilisation notamment pour le Sahel".

Lors de la réunion de Munich, M. Chergui a représenté l'UA avec la ministre des Affaires étrangères de l'Afrique du Sud, Lindiwe Sisulu, et le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso.

"En somme, nous apprécions l'inclusivité du processus issu de la Conférence de Berlin, sa continuité et surtout nos attentes pour la mise en œuvre de ses conclusions", s'est-il félicité.

La Conférence de Berlin sur la crise en Libye s'était tenue le 19 janvier dernier avec la participation de l'Algérie, des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis d'Amérique, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) ainsi que la Turquie, l'Italie, l'Egypte, les Emirats arabes unis et la République du Congo (président du Comité de haut niveau de l'Union africaine sur la Libye).

Revenant sur la réunion de Munich, dimanche dernier, M. Chergui a expliqué qu'il s'agissait (...) de la première réunion du Comité international de suivi sur la Libye où tous les partenaires étaient présents pour "réaffirmer les engagements pris par les uns et des autres lors de la Conférence de Berlin".

Toutefois, a-t-on constaté, malgré tous les efforts, "la trêve a été violée à de nombreuses reprises par les parties au conflit tandis que l'embargo sur les armes n'est toujours pas respecté par différents acteurs", a, en outre, regretté M. Chergui.

"Il nous appartient de mettre un terme à cette situation et de créer les conditions propices à la relance du dialogue et parce que convaincus qu'il n'y a pas de solution militaire à cette crise, l'avènement d'un accord politique qui tienne compte des insuffisances des initiatives passées", a-t-il appelé.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Algerie Presse Service

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.