Cote d'Ivoire: Blocage de l'opération de délimitation des territoires des villages dans le Bélier - Le Dg de l'AFOR plaide auprès des autorités traditionnelles

Débutée il y a un peu plus six ans dans la région du Bélier à travers divers projets, la délimitation des territoires des villages ne connaît pas une avancée notable. Le bilan par département n'est pas assez reluisant.

Le bilan de cette opération a été dressé par Mathias Koffi, directeur des opérations techniques de l'Agence foncière rurale (Afor) « Région du Bélier, Didiévi, Djékanou, Tiébissou et Toumodi. Nous avons, au total, 205 villages qui ont été programmés dans le cadre du projet d'appui au foncier rural phase 1.

Au jour d'aujourd'hui, nous n'avons que 124 villages qui ont été délimités et bornés. Pourtant, le délai est échu, le temps est passé ; il y a des difficultés qu'on rencontre.

Cela fait 60%, pour les 40% restants, il faut trouver les moyens pour que d'ici les six mois qui arrivent, nous puissions boucler tous les territoires dans la région… » a-t-il fait savoir.

Ce bilan mitigé dressé, le ministre Bamba Cheick Daniel, Dg de l'Afor, et les autorités traditionnelles se sont expliqués au cours de la réunion publique tenue dans la cour de la sous-préfecture de Toumodi.

En présence de l'ensemble du corps préfectoral, des élus et cadres du Bélier, Bamba Cheick Daniel, après les explications, par moments, chaudes, a laissé entendre «

Depuis 7h30, nous sommes là et à 8 heures, avec les préfets, et sous-préfets, nous avons fait une réunion technique ; nous savons qu'il y a des comités villageois de gestion foncière qui n'ont pas encore eu leur argent pour travailler mais on sait aussi qu'il y a des palabres entre vous les chefs.

Donc nous sommes là avec vos fils, cadres, pour vous aider. Si vous bloquez l'opération, on vous considérera comme une zone rebelle à une action de développement qui n'est pas politique mais purement administrative. Vous êtes chefs et on ne connait pas les limites de vos villages, ce n'est pas normal.

Ne donnez pas le mauvais exemple. Nous avons appris qu'il y a des villages qui sont en justice, allez retirer les plaintes et venez régler les problèmes en famille avec le corps préfectoral ; car il ne faut pas confondre la délimitation des territoires des villages à la propriété foncière. Alors j'invite les cadres à s'approprier le projet afin d'aider à la réussite de l'opération. »

Avec lui, le président du comité de surveillance de l'Afor, le Général Gervais Kouassi, qui, en langue locale baoulé, s'est adressé à ses parents.

Le faisant, il a déploré les obstacles rencontrés et invité ses parents à ne pas trainer les pas pour faire aboutir l'opération dans le Bélier. Avant eux, Konan Raymond, 2è vice-président du conseil régional du Bélier, au nom des populations, a pointé du doigt les conflits récurrents engendrés par les problèmes fonciers.

C'est pourquoi, face aux patrons de l'Afor, il a pris l'engagement d'œuvrer à la réussite de ladite opération.

Aussi, aux cadres, présidents de mutuelle de développent, chefs traditionnels et aux populations du Bélier, il a fait cet appel « Autant que nous sommes, si nous ne pouvons pas aider à prévenir et à régler les différentes origines des frontières, abstenons-nous de mettre de l'huile sur le feu par nos interventions.

De grâce, aidons nos populations à continuer de vivre dans l'entente et dans la paix. » Comme lui, le préfet de la région du Bélier, Gueu Patrice, a fait des précisions importantes « Je précise, l'indication des limites entre les villages n'incombe ni à l'Afor ni aux préfets et sous-préfets ni aux directeurs régionaux et départementaux de l'agriculture ni aux entreprises foncières.

Cette indication des limites appartient uniquement et exclusivement aux comités villageois de gestion foncière rurale… » a-t-il insisté car bien souvent source de toutes les mésententes.

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