Cameroun: Massacres dans le Nord-ouest - Qui a tué qui, quand, où et comment ?

20 Février 2020

Des images circulent dans les réseaux sociaux présentant des dépouilles d'enfants et des corps calcinés. Insoutenables. A Ngarbuh, arrondissement de Ndu, département du Donga Mentum région du Nord-ouest, il y a eu affrontement entre les forces séparatistes et les forces de défense et de sécurité. Donnant lieu à une guerre de communiqués entre L'Onu, le gouvernement Camerounais et l'Eglise Catholique.

Y a- t-il eu massacre dans à Ngarbuh ? La coordination du bureau humanitaire de l'Onu dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest décrit l'horreur « Il y a eu au moins vingt deux morts. Parmi eux quatorze enfants, une mère enceintes et deux femmes qui portaient leurs bébés » Cette nouvelle va traverser la toile de bout en bout suscitant la consternation générale. Elle va contraindre la grande muette de sortir de son mutisme qu'on lui connait.

Aussi, dans un communiqué signé du capitaine de frégate Cyrille Atonfack Guemo de la cellule de communication du ministère de la défense, l'armée rapporte que « les faits sont survenus à la suite d'une incursion d'un groupe de six éléments des forces de défense vers une habitation de Ngarbuh » Il ya eu des tirs nourris entre les forces de défense et les séparatistes de la localité.

Face à cette situation aussi grave, les ministres de la République vont entrer, pour la manifestation de la vérité. Le quotidien La Nouvelle Expression va détecter des « fissures dans la communication gouvernementale » Quand ont-ils eu lieu les événements de Ngarbuh ? Le journal note que « Alors que le ministre délégué à la présidence chargé de la défense, Joseph Beti Assomo, parle du Samedi 14 février 2020, le porte parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, indique que les événements de Ngarbuh se sont produits le samedi 15 février 2020 »

Bien plus et pour le ministre de la défense « le bilan de cet incident fait état de 5 victimes dont une femme et quatre enfants » Cependant que dans les milieux religieux, on pense le contraire. Le quotidien Le Messager écrit que « l'évêque de Kumbo corrige la copie du gouvernement » Dans une correspondance datée du 18 Février, Mgr Georges Nkuo soutient que le massacre du 14 Février a couté la vie à plus de 24 personnes.

On le voit bien, en l'espace de 48 h on a vu les communiqués des ministres, ONG et l'Eglise catholique qui dénotent de la gravité de l'affaire. Pour Christian Penda Ekoka, coordonnateur du mouvement Agir et conseiller de Maurice Kamto, président du MRC « L'ONU doit intervenir dans la crise anglophone » Aussi bien que Jerry John Rawlings, ancien président du Ghana qui demande « pourquoi le monde est silencieux au NOSO » au regards des hommes des femmes et des enfants qui sont tués.

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