Congo-Kinshasa: Livres - Jean-Marc Lebo va publier sur de l'impact de l'économie informelle

Dans cet essai scientifique à venir, le chercheur Jean-Marc Lebo va analyser les faits et incidences pour la réduction d'écart entre le coût et le revenu moyens des ménages à Kinshasa.

La complexe question de l'économie informelle en République démocratique du Congo (RDC) est plus que préoccupante. La Fédération des entreprises du Congo a une fois affirmé que plus ou moins 16 milliards de dollars américains circulaient dans l'informel au Congo Kinshasa. En dépit de la gravité de cette situation, il n'y a pas encore eu de recherches scientifiques sur cette question jusqu'à la problématique posée par le chercheur et enseignant assistant à l'Université libre de Kinshasa (ULK), l'assistant Jean-Marc Lebo Eboma.

La démarche paraît à tout le moins hasardeuse par le fait du caractère instable et imprévisible de l'économie informelle. Depuis pratiquement cinq ans, il scrute cet univers très fluctuant de l'informel, rassemblant des données pour l'élaboration d'un ouvrage qui va être édité dans un proche avenir.

Le chercheur va étudier et analyser des faits réels pour l'amélioration des recettes de l'Etat par la fiscalisation du secteur informel. Selon l'auteur, l'ouvrage va également tabler sur une approche de l'inclusivité du taux de croissance à observer au cours de la formalisation du secteur informelle qui est à l'heure actuelle d'une importance cruciale dans la vie sociale en RDC.

Dans un entretien exclusif, Jean-Marc Lebo a rappelé que la « RDC présente un tableau très contraste au regard des budgets nationaux qui se succèdent d'année en année, sans possibilité de lutter contre la pauvreté dans laquelle est plongée la majorité de la population. Et pourtant, la RDC, c'est 80 millions d'habitants dans un territoire plus vaste que l'Europe occidentale, soit 2 millions 345 mille km2, une compilation de 80 mille hectares de terres arables, une hydrographie et un sol et sous-sol envieux ».

Les recettes, a-t-il souligné, ne suffisent pas pour soutenir le développement socioéconomique faute d'une fiscalité et une mobilisation rationnelle et judicieuse. Les recettes non fiscales, très minoritaires dans le budget national, sont peu compétitives, pourtant elles peuvent jouer un rôle considérable dans la consolidation dudit budget. « Le secteur informel représente 50 % de la valeur ajoutée globale du produit intérieur brut des pays à faible revenu, plus de 80 % de l'emploi total et plus de 90 % des emplois nouvellement créés dans ces pays. Ses implications sont donc fortes sur les opportunités d'emploi, la productivité, les recettes fiscales et la croissance économique.

Dans le temps, le secteur informel pose d'énormes défis en termes de connaissances puisque, par définition, quelques-uns, sinon la plupart des aspects de l'informel ne sont pas ou sont peu documentés », indique un document de l'Organisation internationale francophone auquel s'est référé Jean-Marc Lebo. Pour lui, le secteur informel fonctionne comme une soupape d'un moteur mécanique, comme un matelas pour adoucir le sommeil au regard de différentes situations négatives présentées par les économies à faible croissance.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.