Madagascar: Service public - La santé malade de la corruption

Mauvaise note. Le domaine de la santé reste encore le domaine où la corruption gagne du terrain, d'après le résultat du Baromètre de la corruption dans le domaine de la santé à Madagascar du Transparency international, présenté hier à l'Hôtel Carlton Anosy.

Plusieurs plaintes sont évoquées par des usagers de ce service public, sans pourtant dénoncer les cas fréquents. L'enquête menée dans le cadre de ce baromètre indique clairement la situation globale de la corruption dans le domaine de la santé. En outre, selon encore cette enquête, le manque de transparence règne encore dans le domaine de la santé, notamment dans la délivrance des soins.

« Dans l'ensemble des six chefs-lieux de province, les perceptions ne sont pas à négliger puisqu'elles reflètent les insatisfactions des usagers par rapport au système de santé, influencées par des pratiques entachant l'image des structures sanitaires », a été souligné dans le B-CORSAN.

Le premier indicateur concerne la gratuité de la consultation au niveau des formations sanitaires. « Le score est de 3,1 sur 4. Ce score indique que la consultation censée être gratuite ne l'est pas dans la majeure partie des cas », explique Erica Joelitiana, chargée projet Santé au niveau de Transparency International.

Réticences

Selon les explications, le paiement pour une consultation au niveau du CSB est couvert par la politique des soins. La réclamation de paiement pour ce service censé être gratuit serait assez fréquente. Surtout à Fianarantsoa et à Antananarivo où le score est de 3,7 sur 4. En outre, il y avait des cas où les paiements sont sans justificatif. Le résultat soulève que cette pratique serait fréquente.

Il avait été également indiqué que la peur des représailles serait à l'origine des réticences aux plaintes. Mise à part la peur de représailles, la crainte de ne pas être prise en charge, la prochaine fois qu'ils iront se soigner au niveau des structures sanitaires sont parmi les problèmes récurrents. Un débat houleux a animé la présentation de ce baromètre, hier. Le manque de sensibilisation auprès des usagers est le premier facteur dans la mesure où ces derniers ne sont pas informés du fonctionnement du service auprès des structures sanitaires.

Un autre facteur a également été soulevé dont l'absentéisme du personnel de soins pendant les horaires de travail. Cette situation qui a, par contre, été justifiée par les personnels de santé, comme étant liée au manque d'effectif ou autres occupations où ils ne peuvent se soustraire.

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