Madagascar: Prostitution à Tsaralalàna - La police embarque les filles des rues

Dénoncées. Une mineure d'environ 13 ans et une femme enceinte ont figuré parmi la vingtaine de prostituées interpellées par la police, à Tsaralalàna, dimanche et lundi.

« Opération d'éducation et de sensibilisation, mais non répression policière », explique le commissaire de police Ted Steven Randriamparany du commissariat du premier arrondissement. Les nuits de dimanche et lundi, son équipe et lui ont chassé du quartier de Tsaralalàna une vingtaine de filles de joie, dont une mineure et une femme enceinte. Ils les ont amenées pour examen de situation suivi de conseils de bienséance.

Depuis des mois, la police de ce secteur a reçu un chapelet de dénonciations et de plaintes pour tapage nocturne, explosion de la prostitution et outrage public à la pudeur. Ce qui l'a évidemment poussée à se mettre au travail.

« Nous avons identifié parmi elles une mineure, âgée d'environ 13 ans, et une prostituée enceinte dont la l'accouchement est prévu pour le mois d'avril. J'ai conseillé l'enfant d'aller à l'école ou de retourner à la campagne pour faire de l'agriculture et élevage. Je leur ai expliqué que personne ne les empêche dans leur travail de prostitution, mais quand même, il faut se faire discrète », précise le commissaire Ted Steven.

Mœurs

« Comme l'une de ces filles, je l'ai vraiment menottée. Nous l'avons prise en train de se changer en public, au bord de la rue. Elle a passé une nuit en cellule et pu rentrer le matin. Elle devrait maintenant se rendre compte que ce qu'elle a fait était contraire à notre culture et à nos mœurs », raconte le même interlocuteur.A la lumière d'informations filtrées, la majorité de ces jeunes et dames vient des provinces et habitent dans les quartiers périphériques de la capitale.

Le contrôle de la police se poursuivra encore et se fera inopinément. C'est surtout dans le but de protéger et d'épargner les mineures de la prostitution et du proxénétisme. « Nous savons tous que la vie est difficile et il nous faut de l'argent, mais les enfants doivent aller à l'école, pas à Tsaralalàna. Déjà, on ne sait plus que faire de ceux livrés à la consommation de cannabis et aux actes de banditisme », selon la police.Cette fois, les horizontales arrêtées ont toutes été relâchées. « Elles en ont pris de la graine et sont convaincues de la sensibilisation inculquée par la police », d'après les explications reçues.

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