Sénégal: Lutte contre la pauvreté et la faim - Le FIDA prône plus d'investissements dans les zones rurales

21 Février 2020

Le siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (Fao) sis à Rome, la capitale italienne, a accueilli les 11 et 12 février derniers, la 43ème session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (Fida) axée sur le thème «Investir dans des systèmes alimentaires durables pour éliminer la faim d'ici à 2030».

Une rencontre présidée par le Chef de l'Etat du Mali, Ibrahim Boubacar Keita et qui a réuni des ministres, des célébrités, des chefs de file du développement, a été une tribune d'appel à plus d'investissements dans le développement rural pour mettre fin à l'extrême pauvreté et à la faim dans le monde.

En effet, le Fida qui est une institution spécialisée du système des Nations Unies, opère dans des zones rurales reculées et des régions vulnérables où peu d'organismes d'aide ou d'institutions financières internationales interviennent.

Il a ainsi appelé ses 177 États membres à l'aider à atteindre son objectif d'ici 2030 grâce à un programme de travail de 30 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.

Ils ont parlé d'une même voix pour appeler à accroitre les investissements dans les zones rurales afin de parvenir à un monde libéré de la pauvreté et de la faim au cours des 10 prochaines années.

Réunis les 11 et 12 février dernier au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (Fao) à Rome, des ministres, des célébrités et des chefs de file du développement ont ainsi lancé un appel à investir davantage dans les systèmes alimentaires durables dans les zones rurales.

C'était à l'occasion de la 43ème session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (Fida) présidée par le Chef de l'Etat du Mali, Ibrahim Boubacar Keita et axée sur le thème «Investir dans des systèmes alimentaires durables pour éliminer la faim d'ici à 2030».

30 MILLIARDS DE DOLLARS AU COURS DES 10 PROCHAINES ANNEES

En effet, le Fida a appelé ses 177 États membres à l'aider pour atteinte son objectif de «doubler son impact sur la vie des populations les plus marginalisées d'ici 2030 grâce à un programme de travail de 30 milliards de dollars au cours des dix prochaines années».

Pour le président du Fida, Gilbert F. Houngbo, il faut une «vision abstraite, un mirage lointain» pour atteindre les objectifs de développement durable.

A l'en croire, «la route à suivre est claire: la route vers la réalisation des ODD doit traverser les zones rurales».

Allant plus loin, le président du Fida dira que «nous devons aller jusqu'au bout de cette route et investir dans les personnes les plus marginalisées, les petits producteurs, les femmes, les jeunes et les peuples autochtones pour respecter nos engagements en matière d'ODD».

FAIRE FACE A LA MONTEE DES CONFLITS...

Face aux conflits qui sévissent dans certains pays, le Fonds international de développement agricole (Fida) compte intensifier les investissements pour plus d'efficacité. «Nous sommes tous d'accord sur la gravité de la situation et qu'il n'y a pas de temps à perdre.

Nous devons intensifier nos actions et tirer partie de nos ressources afin d'éliminer la pauvreté et la faim», a déclaré le président du Fida, Gilbert F. Houngbo.

Quant à la présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), Agnès Matilda Kalibata, récemment nommée Envoyée spéciale de l'alimentation Systems Summit 2021, des interventions de développement rural bien ciblées, peuvent accélérer la reprise après les effets dévastateurs des conflits et générer de solides dividendes de la paix.

Selon elle, «le Fida a été la première institution multilatérale arrivée au Rwanda après le génocide, alors que personne d'autre ne voulait y être». ...

ET AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le secteur de l'agriculture reste sensible aux changements climatiques. Et pour lutter contre cet obstacle au développement agricole, le Fida mise sur les régimes d'assurance qui «peuvent réduire la vulnérabilité des producteurs, renforcer leurs moyens de subsistance et renforcer leur résilience».

Il s'agit par là de « rendre les assurances contre les risques agricoles et climatiques inclusives ». Prenant la parole au nom de la Commission de l'Union Africaine, Josefa Sacko, ambassadeur et commissaire à l'économie rurale et à l'agriculture, a laissé entendre que «le changement climatique menace les systèmes alimentaires africains et est le moteur de la migration et des conflits»

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