Cameroun: Financement participatif - l'Etat se penche sur le crowdfunding

Un atelier national pour comprendre les mécanismes de fonctionnement de cet instrument s'est tenu hier, 20 février, à Douala.

Qu'est-ce que le crowdfunding, encore appelé financement participatif ? Quelles sont ses cibles ? Quels sont ses types de financement ? Pour quelle plateforme opter ?

Comment encadrer cet instrument ? Ces questions ont été posées par Blaise Eugène Nsom, Sg du Comité national économique et financier (Cnef), par ailleurs directeur national de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac), lors de l'ouverture de l'atelier national sur le crowdfunding, ce jeudi 20 février 2020 à l'hôtel Sawa de Douala.

Une cérémonie d'ouverture présidée par Louis Paul Motaze, ministre des Finances, en présence de plusieurs autres membres du gouvernement.

Cette rencontre, qui regroupait différents acteurs des secteurs public et privé, avait pour thème : « Le crowdfunding : un financement participatif au service des Petites et moyennes entreprises (Pme) ».

En effet, Louis Paul Motaze a rappelé que « le crowdfunding, solution innovante ou alternative aux mécanismes classiques de financement, apparaît aujourd'hui comme une opportunité pour les Pme, Pmi et startups du Cameroun, représentant presque 95% du tissu entrepreneurial national.

La révolution numérique permet aujourd'hui de rapprocher directement les agents en besoin de financement de ceux ayant cette capacité de financement à travers des plateformes dédiées. »

L'atelier avait donc deux objectifs principaux : d'abord la sensibilisation des demandeurs de financement sur les possibilités offertes par le crowdfunding ; ensuite la collecte d'informations en vue de l'élaboration d'une politique nationale sur le crowdfunding au Cameroun. Objectifs explorés à travers deux formats d'échanges.

En première partie de journée, à travers des exposés, les participants ont été édifiés sur les enjeux et les défis du crowdfunding, la modélisation d'un schéma pour la réussite du développement participatif au Cameroun et les expériences camerounaises en la matière. Expériences comme Arthur Zang et son cardiopad, William Elong et ses drones, Olivier Madiba et Kiro'o Games.

Deuxième format d'échanges, les travaux en atelier où ont été débattus des sous-thèmes comme les opportunités et les risques du financement participatif, l'identification des besoins des Pme et des porteurs de projets, les principes directeurs pour l'élaboration d'une politique nationale de crowdfunding.

Une étape d'élaboration pour laquelle il faudra quelques préalables, selon François Modeste Nemetcha, un participant : penser aux moyens de paiement, établir une banque de données électronique pour identifier les personnes et les projets, mettre en place un cadre réglementaire pour organiser et protéger les opérateurs du secteur, etc.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.