Sénégal: Agropole centre - 200 milliards de FCfa annoncés pour la mise en œuvre du projet

21 Février 2020

Près de 60.000 emplois, dont 16.000 directs, seront créés par l'Agropole Centre qui couvre les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Diourbel. Estimation de ce projet qui va démarrer en 2021 : 200 milliards de FCfa.

La Belgique a déjà mis 15 milliards de FCfa dans l'Agropole Centre. La Banque africaine de développement (Bad) et la Banque européenne de développement (Bed) se sont engagées respectivement pour 60 millions de dollars (36 milliards FCfa) et 50 millions d'euros (32 milliards FCfa). Sans oublier les enveloppes attendues de l'État du Sénégal et du secteur privé. «Ce sont, en tout, 200 milliards de FCfa qui seront mobilisés dans le cadre de ce projet majeur de l'État du Sénégal», a dit, hier, le Directeur des Petites et moyennes industries (Pmi), Elhadj Djily Mbaye Lô, en marge du Crd spécial consacré à l'Agropole Centre. Cette rencontre, tenue à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Kaffrine, a mobilisé tous les acteurs territoriaux de la région : autorités administratives, services techniques, élus, partenaires techniques et financiers, membres de la société civile, Ong, secteur privé local, organisations paysannes, associations de jeunes et groupements de femmes.

L'occasion a été saisie pour partager les objectifs du projet, ses études de faisabilité et les différents ateliers organisés pour sa structuration. Les aspects techniques, juridiques et financiers ont été passés à la loupe. Mieux, les impacts sociaux du programme ont été abordés. «Nous attendons près de 60.000 emplois, dont 16.000 directs, et 400.000 ménages seront touchés par le projet», note Elhadj Djily Mbaye Lô, rappelant que l'Agropole Sud, de moindre dimension, car ne polarisant que trois régions (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor), va créer 50.000 emplois, dont 14.000 directs, et touchera 350.000 ménages avec des bénéficiaires estimés à deux millions. L'approche chaîne de valeurs a été explicitée au cours de ce Crd. De même que les contractualisations annoncées. À juste raison.

Fatick, Kaolack, Kaffrine et Diourbel se caractérisent par un tissu entrepreneurial dominé par le secteur informel moyennement diversifié, peu innovateur, avec de faibles capacités techniques et de gestion. Les participants sont «convaincus» que l'Agropole Centre est une belle opportunité pour Kaffrine, et les autres régions concernées, de créer des unités industrielles autour des filières qui vont constituer les chaînes de valeur. En octobre 2018, les missions de terrain envoyées par l'État dans la zone centre avaient permis d'identifier quatre filières prioritaires : les oléagineux (anacarde, sésame, arachide), les céréales (mil, maïs, sorgho, riz), les produits de l'élevage (viande, volaille, lait, cuirs, peaux), et les produits de la mer (sel et produits halieutiques). «Kaffrine a jusqu'à mi-mars pour arrêter deux filières qui seront mises en avant», fait savoir Diariatou Sow Coulibaly, du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Pse).

C'est que les pouvoirs publics veulent que l'Agropole Centre démarre ses activités le plus rapidement possible. «Nous comptons terminer tout le processus et sécuriser le financement avant fin 2020, pour que nous puissions commencer la mise en œuvre concrète du projet en 202 », insiste Elhadj Djily Mbaye Lô, remerciant vivement les acteurs de la région pour leur «active participation» aux travaux de structuration du projet qui viennent d'être lancés. Selon lui, «cela témoigne de la forte adhésion de Kaffrine au projet Agropole Centre».

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