Madagascar: Toby Ratsimandrava - La brigade anti-kidnapping inaugurée hier

Poursuivant ses efforts pour lutter contre les actes de kidnapping qui ont terni l'image du pays depuis ces dernières années, la gendarmerie vient de mettre en place une unité spécialisée dans cette action au Toby Ratsimandrava à Andrefan'Ambohijanahary.

"Baptisée Brigade anti-kidnapping, cette unité servira de centre opérationnel stratégique pour toutes les actions à mener dans cette lutte. Elle se charge de la collecte et de l'analyse des données concernant les kidnappings afin d'orienter et de coordonner les actions d'intervention", explique le Secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie nationale auprès du ministère de la Défense nationale (SEG), le général Richard Ravalomanana dans son discours à la cérémonie d'inauguration de cette nouvelle infrastructure, hier. A cet effet, cette brigade souhaite collaborer avec les autres entités des forces de l'ordre (police nationale, armée malgache) ainsi que la Justice.

Une collaboration que le SEG espère ne poser aucun problème vu la solidarité déjà établie entre les Forces de l'ordre où le cloisonnement et le corporatisme n'ont plus de place. En ce qui concerne la Justice, un magistrat référent sera affecté à cette brigade. Ayant également pris la parole à cette cérémonie, le ministre de la Justice a manifesté sa détermination à soutenir cette initiative de la Gendarmerie à travers l'envoi des magistrats sur le terrain pour épauler les forces de l'ordre dans la conduite de leur enquête. Cette décision est prise pour améliorer le fonctionnement de la Justice et afin de rétablir la confiance de la population envers cette institution.

Eviter l'erreur de la CME. Ayant patronné la cérémonie d'hier, le ministre de la Défense nationale (MDN), le Général Richard Rakotonirina a loué cette initiative de la gendarmerie nationale de mettre en place cette brigade. Il souhaite que le personnel de cette nouvelle structure n'aille pas ternir l'image des forces de l'ordre ainsi que celle de la nation malgache comme à l'époque de l'ancienne Cellule mixte d'enquête (CME). Ayant monopolisé le traitement de ce genre d'affaire, des membres de cette cellule l'ont exploitée pour s'enrichir en versant dans la corruption. « C'est une honte du fait que des éléments des forces de l'ordre et des magistrats aient été impliqués dans cet acte de haut banditisme », déplore le MDN.

Il admet que, mis à part celui qui a eu lieu en décembre, le kidnapping en milieu urbain n'existe plus depuis l'année dernière. Pour expliquer ce résultat, le général Richard Ravalomanana affirme que la Gendarmerie a beaucoup contribué dans cette lutte. Pour préserver cet acquis, il a réitéré que la répression et la prévention ne suffisent plus. Il faut prioriser les actions de dissuasion, dit-il. Il faut inculquer dans la tête de ces malfaiteurs qu'en continuant de commettre leurs méfaits, ils devront être arrêtés et iront en prisons ou être tués. Ils vont tout perdre. Dans son discours, le SEG a demandé la mise en place d'une loi autorisant la confiscation des biens acquis par les auteurs d'actes de kidnapping. Une demande à laquelle le ministre de la Justice a accédé en annonçant qu'actuellement, son ministère est en train de réviser le code de procédure pénale.

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