Sénégal: Taux d'intérêt appliqués par les SFD - 78,9 % des usagers trouvent les taux débiteurs élevés

22 Février 2020

Le ministère de la Micro finance et de l'économie sociale et solidaire et l'Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal a organisé hier, vendredi 21 février, un atelier de concertation sur l'allégement des taux d'intérêt débiteurs appliqués par les SFD. A cette occasion, la Ministre, Zahra Iyane Thiam a fait savoir, qu'une proportion de 78,9 des usagers, a estimé élevé le niveau de ces taux d'intérêts débiteurs.

Les résultats de l'enquête de satisfaction menée auprès des usagers des services financiers décentralisés (SFD) réalisée par l'observatoire de la qualité des services financiers en 2017, le taux de satisfaction des usagers sur les taux d'intérêt appliqués s'est fortement dégradé passant de 34,5 en 2011 à 21,1% en 2017 . C'est ce qu'a fait savoir la ministre de la micro finance et de l'économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam. Elle présidait hier, vendredi 21 février l'atelier de concertation sur l'allégement des taux d'intérêt débiteurs appliqués par les systèmes financiers décentralisés. De même, ajoute-telle, une proportion de 78,9 des enquêtes estime le niveau des taux d'intérêts débiteurs appliqués par les Sfd élevé. «La même tendance d'appréciation négative sur ce taux est notée aussi bien sur les personnes physiques 78,9 % que chez les personnes morales avec un taux d'insatisfaction de 79, 9%», indique-t-elle.

Dans le même sillage, suivant toujours le ministre, le rapport de l'étude sur la planification des Sfd effectuée en 2017 par la Bceao a révélé que les taux d'intérêt appliqués à la clientèle des Sfd par type de prêts octroyés varient de 13 à 18% pour les prêts à la consommation, de 15 à 24% pour les prêts d'équipements et de 14 à 24% pour les prêts de trésorerie. Selon elle, cela a pour conséquences de rendre difficile l'accès au financement des populations et la survenance des problèmes de remboursement. Par ailleurs, elle note que le développement du secteur reste plombé par des pesanteurs et des contraintes qu'il faut lever pour une inclusion économique, financière et sociale plus affirmée des populations vulnérables. Parmi ces obstacles, souligne-t-elle, la question des taux d'intérêt occupe une très grande place.

Le directeur national de la Bceao, Amadou Al Amine Lo, a relevé l'impact de ma micro-finance sur l'accès des entreprises et des populations aux services financiers. «Avec un taux de bancarisation de 19%, nous avons pu constater la très forte contribution de la micro finance à l'inclusion financière avec 33% de la population adultes âgées de plus de 15 ans ayant un compte dans une institution de micro finance en 2018», a-t-il rappelé.

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