Congo-Brazzaville: La presse encore et toujours ...

Dans le temps très particulier que nous vivons, nous humains des cinq continents, où l'extension de la connectivité électronique efface le temps et l'espace, où les réseaux sociaux se multiplient de façon telle qu'un énorme désordre s'installe sur la « toile », où les « fake news » c'est-à-dire les fausses nouvelles se diffusent à la vitesse de l'éclair sur toute la surface du globe, où les cyberattaques individuelles et collectives se multiplient, rien n'est plus important - du moins nous semble-t-il - que de rappeler en quelques mots le rôle essentiel de la presse dans la vie quotidienne des sociétés modernes.

La presse, c'est-à-dire les journalistes, les preneurs de sons et d'images, les photographes, les correcteurs, les secrétaires de rédaction, les infographistes, les imprimeurs et nombreux techniciens qui, d'une manière ou d'une autre, participent activement à la collecte de l'information, au contrôle des sources, à la diffusion des nouvelles sur les différents supports existants - quotidiens, périodiques, agences de presse, radios, télévisions - que les technologies modernes rendent aujourd'hui accessibles à tous. Accessibles, il faut le préciser, sous toutes les latitudes comme en témoigne le fait que les journaux comme les nôtres sont reçus, analysés, commentés chaque jour via le Web dans de très nombreux pays.

Si, en effet, ces tâches sont accomplies par des hommes et des femmes formés par les universités, les écoles spécialisées ou simplement sur le terrain, et qui ont pleinement conscience de leurs responsabilités dans la collecte puis la diffusion de l'information, la société au sein de laquelle nous vivons et dans laquelle vivront demain nos descendants sera plus juste, moins fragile, plus en phase avec le monde, le temps présent, le réel. Mais si, au contraire, elles sont effectuées de façon artificielle par de faux professionnels comme cela se dessine un peu partout grâce à ces mêmes technologies, alors un monde artificiel fait de rumeurs, d'insinuations, de fausses nouvelles, de trafics en tous genres s'imposera avec toutes les conséquences dramatiques que cela aura partout et dans toutes les couches de la société.

Ce qui est en jeu dans cette affaire n'est pas autre chose en réalité que la consolidation du système démocratique dans lequel nous vivons et qui a démontré, ces dernières décennies de façon indiscutable sur toute l'étendue de la planète, qu'il est le meilleur, le plus sûr, le plus efficace vecteur de la liberté, du progrès social, de l'équilibre des sociétés, de l'égalité, de la bonne gouvernance.

Si nous écrivons ici et aujourd'hui ces quelques lignes, c'est précisément parce que le temps nous semble venu, ici comme ailleurs, de conforter la presse sous toutes ses formes dans le rôle qui est le sien au sein d'une société largement ouverte sur le monde mais que menacent de déstabiliser la multiplication des fausses informations et la déformation de la réalité. Plus le temps passe, en effet, plus il devient évident que la manipulation des faits et son extension grâce aux nouvelles technologies contribuent fortement à déstabiliser les nations modernes en diffusant des cascades de fausses nouvelles qui, elles-mêmes, perturbent la vie quotidienne des citoyens.

Dans un tel contexte soutenir la presse, qu'elle soit privée ou publique, est certainement aujourd'hui la meilleure, la plus sûre manière de protéger la liberté individuelle et collective. Mieux vaut donc, pour les Etats, les gouvernements mais aussi la société civile, s'en convaincre et agir en ce sens. Parole d'observateur, parole d'acteur !

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