Togo: Le gouvernement ne laissera pas faire le NDI

22 Février 2020

En vue de garantir la transparence et l'intégrité du processus de vote et de consolidation des résultats de l'élection présidentielle, le Gouvernement togolais a entre autre autorisé la présence des missions nationales et internationales d'observation électorale en vue d'observer l'élection présidentielle de ce 22 février 2020. Selon les dispositions du code électoral, elles sont accréditées par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour les missions nationales et par le ministère en charge des affaires étrangères pour les missions internationales.

Alors que la liste définitive des missions d'observations accréditées est rendue publique, grande fut notre surprise de constater, le mercredi 19 février, l'arrivée au Togo d'une équipe de l'organisation non gouvernementale National Democratic Institute (NDI) sous le couvert d'une mission d'assistance technique à la Concertation Nationale de la Société Civile du Togo (CNSC Togo) qui avait déja été accrédité conformément aux textes en vigueur et au cahier de charges.

Il faut signaler que la CNSC n'avait pas signalé une quelconque assistance technique du NDI au moment de la soumission de sa demande d'accréditation à la CENI.

C'est donc à juste titre, et en vertue de la loi, que cette accréditation a été retirée purement et simplement pour violation du cahier de charges.

Outre une prétendue assistance technique, non autorisée et donc frauduleuse, le National Democratic Tnstitute (NDI) n'a guère formulé une demande d'accréditation pour l'observation électorale en République Togolaise, encore moins pour la compilation des résultats, attributions dévolues à la CENI conformément aux lois électorales en vigueur au Togo.

Par ailleurs les trois personnes du NDI découvertes au Togo lors d'un contrôle de routine mené par la direction de l'immigration transportaient dans leurs bagages quatorze (14) ordinateurs portables estampillés NDI d'une très haute puissance et présentaient de sérieux doutes sur le motif réel de leur séjour du fait de fausses déclarations portant sur leur lieu d'hébergement pour deux d'entre elles et une fausse identité mentionnée à l'hôtel pour l'une d'elles, le tout couronné par une attitude de défiance. Et pourtant, cette organisation non gouvernementale dont des membres ont été démasqués, indique vouloir aller plus loin en procédant à la compilation des résultats de l'élection présidentielle en violation de toutes les lois en vigueur.

A tous ces agissements graves, s'ajoute la partialité publiquement affichée par des responsables de cette organisation, en l'occurrence le directeur pays du NDI en République Démocratique du Congo, qui n'a de cesse de manifester son soutien à l'opposition togolaise et tout récemment à un candidat annoncé à l'élection présidentielle. Ce directeur s'est même permis d'indiquer récemment sur sa page Facebook que « la meilleure façon d'empêcher la fraude dans une élection trompe-l'oeil est de savoir frauder soi même. #Togo », révélant, si besoin était, la conspiration en cours. Toute chose contraire aux critères internationaux de l'observation électorale et illustrant une volonté manifeste de cette organisation de pervertir le processus électoral auquel prendront part sept candidats, sous l'oeil scrutateur, non partisan et professionnel de plus de vingt six (26) missions d'observations internationales pour deux cent quatre vingt six (286) observateurs et de plus de trente trois (33) associations togolaises de la société civile pour plus de trois milles (3.000) observateurs.

Nous prenons donc à témoin la communauté internationale sur ces actes délictueux et d'ingérence au mépris des textes en vigueur en matière d'élections au Togo. En tout état de cause, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le gouvernement togolais veilleront chacun en ce qui le concerne à l'application stricte des lois en vigueur en République Togolaise.

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