Sud-Soudan: Le pays dans l'attente de son gouvernement d'union nationale

Ce weekend, Riek Machar a été investi au poste de premier vice-président du pays. Si l'évènement suscite l'espoir, la formation du nouveau gouvernement et la mise en œuvre de certains points de l'accord de paix s'annoncent compliqués.

Après des mois de délais, le chef rebelle est donc revenu dans la capitale pour participer à un gouvernement d'union nationale, comme prévu par l'accord de paix signé par lui et le président Salva Kiir en septembre 2018. L'investiture de Machar et trois autres vice-présidents a été largement salué dans le pays mais également par la communauté internationale.

Washington - principal bailleur de fond de Juba- a notamment salué cette avancée, mais a mis en garde : la route est encore longue. « Le véritable travail, le plus ardu, commence maintenant », a commenté l'ambassadrice américaine aux Nations unies.

Il va falloir désormais désigner un cabinet de 35 ministres, dont 20 choisis par le camp du président Salva Kiir. Viendront ensuite les gouverneurs, les administrateurs pour lesquels les deux camps devront négocier.

La mise en œuvre de certains points de l'accord de paix pourrait également bloquer. Comme l'intégration de plus 41 000 combattants de l'armée nationale et des groupes rebelles dans une même armée unifiée. Ou bien la délimitation et le contrôle des 10 Etats annoncés par le président Salva Kiir.

Autant de points qui peuvent encore faire dérailler ce gouvernement d'union nationale, qui va devoir gérer le pays pendant trois ans jusqu'aux prochaines élections.

C'est la troisième fois que Riek Machar est le numéro 2 de Salva Kiir. Les deux rivaux vont-ils cette fois-ci réussir à cohabiter pacifiquement ? C'est l'espoir d'une population traumatisée par 6 années de guerre civile, qui a fait près de 400 000 morts. La composition du gouvernement pourrait être annoncé ce lundi ou mardi.

Les femmes ont été particulièrement touchées par ce conflit. C'est pour cela qu'elles se sont beaucoup investies dans le dialogue pour la paix, mais également pour la justice, et pour une meilleure représentation des femmes.L'accord de paix stipule que 35% des postes doivent revenir aux femmes. Et nous espérons que les différents groupes armés s'en rappelleront.

Adhieu Makoka, militante des droits des femmes

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