Cameroun: TIC - Les Centres d'excellence africains évalués

Le Comité national de pilotage et de suivi de la mise en œuvre dudit projet s'est réuni le 21 février à Yaoundé, à l'effet de se projeter vers l'avenir.

Le projet des Centres d'excellence africains en technologies de l'information et de la communication (Cetic), financé par la Banque mondiale arrive à son terme le 31 mars 2020. C'est dans l'optique d'assurer la continuité des activités dudit projet, notamment celui de l'Université de Yaoundé I installé à l'Ecole nationale supérieure polytechnique, que s'est réuni, vendredi dernier à Yaoundé, le Comité national de pilotage et de suivi de la mise en œuvre. Sous la présidence du Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, la session a été centrée sur l'examen des modalités de cette pérennisation aux niveaux juridique, académique, financier et même de l'opportunité socioéconomique et politique.

Au sortir des travaux, le rapport a été rendu public. L'essentiel à retenir : Le Cetic a eu des performances remarquables. La plupart des pré-requis et des indicateurs prescrits par la Banque mondiale ont été validés. Les objectifs sont donc largement atteints. Alors que le projet arrive bientôt à expiration, le défi actuel reste à assurer la continuité des activités. « Il ne faudrait pas qu'il y ait un vide. Vous savez que la nature a horreur du vide. Il y a des personnels qui travaillent au Cetic de l'Ecole nationale supérieure polytechnique, il y a des bourses qui sont versées à plus de 150 étudiants venant de plusieurs pays, notamment d'Afrique centrale. Il ne faudrait donc pas qu'il y ait un vide, sinon, nous serons dans un désagrément qui ne serait pas de nature à implémenter la paix sociale, et la continuité de la formation académique », a relevé le Pr. Jacques Fame Ndongo.

La session de vendredi est intervenue à la veille de la prochaine réunion des Centres d'excellence Africains de l'enseignement supérieur, qui aura lieu du 24 au 28 février à Abuja au Nigéria. Pour prendre de l'avance, le Minesup a mis sur pied des dispositions, pour qu'après la Banque mondiale, le centre soit toujours fonctionnel. « J'ai demandé qu'un groupe de travail se mette immédiatement en activité. Afin que nous puissions saisir rapidement le Premier ministre, chef du gouvernement, pour la pérennisation de ce projet», a-t-il assuré. Mis en œuvre au Cameroun depuis 2014, le Cetic qui est un projet scientifique est censé accompagner le Cameroun dans son émergence à l'horizon 2035 à travers les TIC, en termes de formation, de recherche et développement, des relations industrielles et internationalisation. Jusque là, l'opinion et le constat du Comité de pilotage de suivi sont satisfaisants

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