Sénégal: Le procès en appel de Kémi Seba renvoyé au 27 avril

Le militant franco-béninois, figure de la lutte contre le franc CFA, devait comparaître lundi 24 février pour avoir brûlé un billet de 5 000 francs CFA à Dakar en 2017. Relaxé en première instance, le parquet avait fait appel. Kémi Seba n'était pas présent à l'audience : suite à la mesure d'expulsion du Sénégal en 2017, il a été interpellé par la police à son arrivée à l'aéroport dimanche en fin d'après-midi.

Lundi, la cour a estimé que « le dossier n'était pas en état d'être jugé ». « C'est une simple affaire, comme les autres », affirme le président de la cour. Ici, on « juge des justiciables, pas des personnalités », poursuit-il. Mais pour la défense de Kémi Seba, au contraire, « c'est une situation particulière ».

Pour ses avocats, ce sont les droits de la défense qui sont bafoués. Ils demandent la comparution immédiate de leur client. « C'est scandaleux, c'est l'État du Sénégal qui fixe une audience, il fait le déplacement, il vient au Sénégal et on lui dit : "vous ne pouvez pas entrer" et on le bloque à l'aéroport au moment où se tient son audience, s'indigne Maître Assane Dioma Ndiaye. Faire comme si monsieur Seba n'est pas sur le territoire sénégalais, faire abstraction de cela, du fait simplement d'une décision administrative, c'est ce que nous avons dénoncé. Ce que le parquet a essayé de déconstruire. »

Le parquet met en avant la procédure. Pour le procureur, le dossier ne peut pas être jugé, puisque le coprévenu de Kémi Seba dans cette affaire de « destruction volontaire de billet de banque » n'a pas reçu de citation à comparaître. Il appelle à dépassionner le débat.

La défense insiste : « la cour a son mot à dire », selon les avocats. Peine perdue. Rendez-vous, donc, le 27 avril. Avec un risque de statu quo, si la mesure administrative visant Kémi Seba n'est pas levée d'ici là.

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