Cameroun: Le gouvernement évoque un bilan mortel d'une femme et de quatre enfants à Ngarbuh

25 Février 2020

Le Ministre des Relations extérieures du Cameroun a indiqué que son pays a, dans un processus constant, apporté des réponses structurelles, institutionnelles et règlementaires à la crise dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Lors de son intervention, le chef de diplomatie camerounaise a fait le point de la situation sécuritaire, notamment concernant l'accueil de nombreux réfugiés, la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram et la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, Lejeune Mbella Mbella s'est également prononcé sur les violences commises le 14 février dernier dans un village du nord-ouest du pays qui ont mené à la mort de plusieurs personnes.

Le chef de la diplomatie camerounaise a réaffirmé le bilan déjà avancé par l'armée et le gouvernement en début de semaine : une femme et quatre enfants sont décédés à cause d'un incendie provoqué par des échanges de tirs entre forces de l'ordre et des groupes rebelles.

« Certains organes ont, sans la moindre investigation fait allégation de massacre de 22 personnes y compris des femmes et de 14 enfants perpétré par les forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté.

L'ONU réclame une enquête « indépendante et impartiale »

Le bilan signalé par le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU est bien plus important. Selon les services de la Haut-Commissaire Bachelet, l'attaque du 14 février à Ngarbuh qui a fait 23 morts dont 15 enfants (neuf avaient moins de cinq ans), « est un épisode choquant dans la crise actuelle qui touche les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays depuis trois ans ».

Mais pour Yaoundé, ces événements ont retenu l'attention de l'opinion publique nationale et internationale ainsi que celles des autorités camerounaises qui se sont exprimés « amplement » à ce sujet.

A noter que le Bureau de l'ONU aux droits de l'homme avait également réclamé aux autorités camerounaises une enquête « indépendante, impartiale et complète » après le massacre dans lequel plus de vingt personnes ont été tuées dans la partie anglophone du pays.

Par ailleurs, M. Mbella Mbella a dénoncé l'usage récurrent des populations civiles comme boucliers humains par les groupes armés contre la volonté et au mépris des droits ainsi que de la vie desdites populations.

Malgré ces agissements inacceptables, les Forces de défense et de sécurité camerounaises demeurent et demeureront toujours résolument engagées et épargner, autant que faire se peut, toute vie humaine dans la conduite professionnelle de leurs missions, a affirmé le Ministre.

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