Congo-Kinshasa: Vers l'abime !

Quoi que l'on puisse dire, quoi que l'on puisse faire, il appert que l'année 2020 est effectivement celle de l'action. Des professeurs de l'Unikin, des médecins et Cie, ont su capter parfaitement le message du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi.

Car, quittant des simples promesses à l'action, ces citoyens n'ont pas tardé à réagir en déclenchant une grève sans pareille. Et, ses effets collatéraux risqueraient d'émietter sérieusement l'année académique 2019-2020, vraisemblablement hypothétique. Pendant ce temps-là, ce sont des pauvres étudiants qui continuent à payer le prix. Ces derniers, fatigués de vivre des années élastiques, risquent, cette fois-ci, de connaître une année blanche. A ce stade, tout semble possible. Quoique les magistrats aient levé la grève grâce à l'effort de Célestin Tunda, Vpm ministre en charge de la justice et garde des sceaux, la situation générale du pays suscite néanmoins beaucoup d'interrogations. Va-t-on tout droit vers l'abime ? A chacun de répondre.

L'actuel régime montre un visage peu rassurant pour le présent et l'avenir. Il est donc clair que la population qui a, jadis, porté l'espoir d'un changement, voit cette espérance s'étioler une année seulement après l'alternance politique au sommet de l'Etat. Aujourd'hui, plus que jamais, tous les indicateurs sociaux, économiques et politiques sont au rouge. "L'on fait du surplace", lâche un analyste politique avéré sur une chaine de télévision congolaise. Que dire du bilan général ? Du côté des infrastructures, le bilan est amer. Les travaux de construction des sauts-de-mouton n'inspirent plus confiance. Le marché de ces travaux de construction passé de gré à gré entre avril et mai 2019, outrepassant d'ailleurs le Gouvernement, suscite une désolation énorme jusqu'au point de désacraliser le cabinet du Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi. Ainsi, la justice doit s'appliquer sévèrement avec impartialité pour faire la lumière sur ce dossier dont la lenteur de sa réalisation bloque la circulation routière. A bas la justice à deux vitesses.

La justice congolaise devra faire son travail convenablement. Elle ne devrait pas se limiter, simplement, au niveau des exécutants comme c'est le cas avec l'arrestation de responsable de Safricas ou l'interpellation du DG de l'OVD. Elle qui élève une Nation, doit frapper les commanditaires qui n'ont pas su respecter les procédures normatives de la passation du marché. Au cas contraire, l'on risque d'avoir une justice pour les forts, non pas celle pour tous. A défaut, l'on risque de se diriger tout droit vers l'abime sans issue possible.

Plus de: La Prospérité

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