Congo-Kinshasa: Les magistrats suspendent la grève

Les multiples discussions et tractations entre les hauts responsables du pays et les magistrats en grève ont finalement, mieux provisoirement eu gain de cause. Le gouvernement et le Conseil supérieur de la magistrature qui ont assuré avoir pris en mains les préoccupations des hommes en toges, ont poussé un ouf de soulagement ce lundi 24 février 2020 à l'annonce de la suspension du mouvement de grève déclenché depuis le 10 février dernier sur toute l'étendue du territoire national. C'était au cours d'une Assemblée générale tenue au Palais de justice à Kinshasa.

Sur base de cette décision, ils accordent à l'exécutif national le moratoire d'un mois pour répondre à leurs préoccupations. Faute de quoi, ils menacent de radicaliser la grève au mois d'avril prochain surtout si leurs problèmes ne trouvaient pas des solutions.

"Nous suspendons momentanément la grève, le temps de poursuivre les négociations avec notre partenaire. Nous lui donnons un timing pour observer l'évolution de ce qui va être fait. Le cas échéant, nous nous retrouverons pour évaluer le progrès accompli durant ce moment de suspension et nous y réservons une suite définitive quant au mouvement de grève déclenché depuis plusieurs années", a laissé entendre Isoka Kanda, président du Syndicat Autonome des Magistrats du Congo (SYNAMAC).

Le bureau du conseil supérieur de la magistrature a aussi pris part à cette Assemblée générale.

La décantation de cette situation fait suite aux multiples rencontres des syndicats des magistrats notamment, avec le Premier ministre Sylvestre Ilunga, ainsi que le Vice-premier ministre en charge de la Justice et garde des sceaux, Célestin Tunda ya Kasende. La dernière en date est celle du dimanche 23 février dernier, au cours de laquelle les discussions on tourné autour de la grève de ces derniers depuis plusieurs jours déjà, et les solutions à y apporter.

Le président intérimaire du Conseil supérieur de la Magistrature, le professeur Vunduawe Te Pemako, avait assuré que les choses évoluent dans la bonne direction. "Les magistrats grévistes ont eu des contacts avec les hauts responsables de l'Etat, au niveau du gouvernement et au niveau du Conseil supérieur de la magistrature. Leur message est compris. C'est à eux de rendre compte à leur base", avait-il signifié.

Soulignons, cependant, que le corps judiciaire s'insurge contre le prélèvement au taux de 12,5% de l'impôt professionnel sur la rémunération (IPR) sur leurs salaires depuis le mois de janvier dernier. Les magistrats dénoncent également la non-prise en compte de la nouvelle grille barémique transmise par le conseil supérieur de la magistrature au gouvernement.

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