Cameroun: Paul Biya est-il le meilleur élève d'Emmanuel Macron ?

25 Février 2020
analyse

Emmanuel Macron s'est exprimé sur le Cameroun au salon d'agriculture à Paris. Interpellé par un activiste Camerounais. En des termes jugés condescendants. Suscitant une levée de bouclier au sein de l'opinion.

Et pourtant, l'histoire nous apprend. Au cours des années 90, répondant à la question d'un journaliste on s'était autoproclamé « meilleur élève de François Mitterrand » Tout récemment, on est allé « rendre compte du déroulement des travaux du grand dialogue national ». Et puis, vint ce fameux jour du salon de l'agriculture de Paris ou « Mr Macron » a été bruyamment interpellé par un activiste Camerounais.

Avec comme réponse, des phrases qui « choquent le bon sens des Camerounais » un mépris de la France vis-à-vis du Cameroun qui est pourtant un pays souverain.

Macron a dit que « J'ai fais des pressions sur Paul Biya pour qu'il libère Maurice Kamto » ou alors « je vais appeler la semaine prochaine le président Biya et on mettra le maximum de pression pour que cette situation cesse »

Il n'en fallait pas plus, la température est montée. D'un cran. Dans la foulée, un mouvement anti-Macron est né. En guise de protestation, ces « patriotes indomptables » sont passés à l'action.

Le quotidien Le Messager révèle que, « ulcérés par les propos condescendants tenus Samedi dernier par le président de la France à l'endroit du chef de l'Etat, des Camerounais réunis au sein du mouvement anti Emmanuel Macron ont organisés une marche de protestation lundi 24 Février »

Fait plutôt rare, des jeunes devant l'ambassade de France. Ils ont scandé « Nous sommes sortis parce que Emmanuel Macron a tenu des propos malveillants et couverts de mépris envers son excellence Paul Biya qui est celui qui incarne les institutions de la République du Cameroun » Et ce n'est que le début d'une protestation qui durera « s'il ne fait pas un discours pour demander pardon, nous resterons ici pendant au moins une semaine »

Finalement, qu'est qui a bien pu décider ces jaunes pour la plupart des étudiants à répondre spontanément à l'appel de la rue. La réponse se trouve dans la déclaration de l'un d'entre eux « Il faut inscrire son nom sur la liste des manifestants. Apres cette marche, les organisateurs vont nous donner de l'argent » On le voit bien et comme conclut le quotidien Le Messager « c'est mu par l'appât du gain que ces pseudo-patriotes ont accepté de prendre part à ce que beaucoup d'analystes taxent de récupération »

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