Algérie: Accélérer le transfert de la gestion des eaux des services communaux à l'ADE et à l'ONA

Alger — Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki a appelé lundi à Alger à accélérer le transfert de la gestion des eaux des services communaux à l'Algérienne des eaux (ADE) et à l'Office national de l'assainissement (ONA) pour améliorer le service public d'eau potable.

Dans son allocution lors d'une rencontre nationale des cadres centraux et locaux du secteur et des directeurs des entreprises chargées du service public d'eau, M. Berraki a rappelé la nécessité d'accélérer l'opération en cours, en collaboration avec les collectivités locales, pour le transfert de la gestion des eaux des services communaux à l'Algérienne des eaux (ADE) et à l'Office national de l'assainissement (ONA) pour améliorer le service public d'eau, insistant sur l'impératif d'accompagner cette opération par un diagnostic et une réhabilitation des réseaux et du matériel.

Le ministre a mis l'accent, dans le même cadre, sur "la nécessité lutter contre les violations du bien public des eaux et de coopérer avec les autorités locales notamment pour interdire l'extension urbaine dans les régions menacées".

Nécessité d'améliorer le service public d'eau

Il a rappelé, dans ce contexte, l'élaboration d'un programme national pour améliorer le service public d'eau et rattraper le retard accusé dans certaines wilayas du pays, indiquant que ce programme fera l'objet d'un suivi périodique à travers trois évaluations consécutives qui se feront après le mois sacré du Ramadhan, à la fin de la période estivale ainsi qu'à la fin de l'année.

Il a, en outre, rappelé la mise en place d'un mécanisme de suivi national du service public d'eau au niveau du cabinet du ministère, lequel repose sur un ensemble d'indicateurs de la performance permettant de faire une évaluation objective des gérants.

Il a, également, ajouté qu'il est intolérable de toucher au principe de la santé des citoyens, relevant la nécessité de "veiller à la pureté des eaux distribués et de renforcer le réseau national de contrôle de la qualité, composé de 198 laboratoires d'analyses".

A ce titre, le ministre a mis l'accent sur "l'impératif de garder un haut niveau de vigilance et de prendre en charge les conditions d'exploitation par les opérateurs privés des puits, des infrastructures de stockage et les pratiques insalubres de certains producteurs".

En dépit des indicateurs positifs qu'a enregistrés le pays en matière d'infrastructures et de services publics d'eau et d'assainissement, ces derniers n'ont pas traduit la réalité du terrain car les efforts consentis durant les dernières années ont été axés sur la garantie de disponibilité des ressources en eau et non pas sur leur exploitation optimale, a-t-il ajouté.

A ce titre, il a évoqué, à titre d'exemple, les réseaux publics de l'eau potable et de l'assainissement qui ont permis d'atteindre un taux de raccordement de 98% et de 93%, mais, ajoute-t-il, ces chiffres "sont comptabilisés en fonction du nombre global des habitants sans prendre en considération la couverture territoriale qui est à même de réduire les difficultés auxquels sont confrontés les citoyens dans les zones enclavées.

Et d'ajouter que le parc national des infrastructures d'assainissement était composé de 200 unités d'une capacité de traitement global de plus de 950 millions m3/an, alors que le volume réutilisé ne dépasse pas 50 millions m3.

S'adressant aux cadres centraux et locaux du secteur ainsi qu'aux gérants des établissements chargés du service public d'eau, M. Berraki a demandé d'arrêter un bilan préliminaire de la mise en œuvre du programme 2019 et d'accélérer le parachèvement, selon les normes de qualité, du programme en cours de réalisation.

Il les a, également, exhorté à mettre l'accent sur les projets à effet direct sur le citoyen avec l'accélération de la cadence des mesures et la maîtrise des délais et des coûts.

M. Berraki a, aussi, affirmé que l'une des missions importantes confiées aux directeurs de wilayas était le contrôle de la performance du service public des eaux, ajoutant que ces directeurs ne pourront en aucun cas se dérober à cette responsabilité ni se cacher derrière les établissements publics sous tutelle qui ne disposent que de l'avantage de gestion du service public en matière de mobilisation, d'eau potable, d'assainissement ou d'irrigation.

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