Afrique: Toujours sur le coronavirus !

Images 3D, représentant la forme du coronavirus.

Le fait que l'épidémie du coronavirus ait jusqu'à présent épargné l'Afrique, ou du moins y ait été relativement peu constaté, ne doit évidemment pas nous convaincre que la pandémie en cours d'extension sur toute l'étendue de la planète épargnera notre continent.

Inévitablement, en effet, si cette pandémie se répand sur toute la surface du globe, elle frappera notre continent avec des effets d'autant plus destructeurs que nos systèmes de santé sont encore fragiles, parce que l'Afrique occupe sur le globe terrestre un espace immense et donc difficile à protéger, parce que sa population s'accroît à un rythme extrêmement rapide et donc difficilement contrôlable.

Conclusion de ce qui précède : la coordination des actions qui peuvent permettre de freiner ou même de stopper la progression de ce virus venu d'Asie est encore plus nécessaire chez nous qu'ailleurs dans le monde. D'où l'idée selon laquelle les cinquante-quatre pays qui se partagent le continent devraient mobiliser leurs forces sans attendre que le coronavirus provoque les ravages que tout le monde craint désormais, chez nous comme ailleurs. Outre le fait qu'en agissant ainsi ils protégeraient mieux leurs populations contre les drames à venir, leurs dirigeants enverraient simultanément à la communauté mondiale un message fort concernant leur capacité d'anticiper pour prévenir le pire.

La tragédie provoquée, en RDC notamment, par le virus Ebola est là pour démontrer que nous autres, Africains, pouvons être frappés de plein fouet par les maladies qui se propagent au sein des communautés humaines, mais aussi que nous sommes capables d'en endiguer les effets mortels puisque jusqu'à présent nous avons réussi à éviter que l'extension de ce virus provoque une pandémie. Il nous revient donc d'en tirer les leçons à l'échelle du continent en mettant en place les dispositifs de surveillance, puis de lutte nécessaires.

Ne serait-il pas juste, raisonnable, logique que nos dirigeants se retrouvent un jour prochain dans l'une ou l'autre des capitales de l'Afrique - à Brazzaville-Kintélé par exemple - pour réfléchir ensemble aux dispositions qu'il convient de prendre par anticipation dans le but de prévenir le pire qui risque fort de nous toucher à notre tour comme il frappe aujourd'hui la Chine ?

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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