Burkina Faso: La BAD octroie un financement de 41,25 milliards F CFA

26 Février 2020

Le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré et le responsable-pays de la Banque africaine de développement (BAD), Pascal Yembiline, ont procédé à la signature de quatre conventions, le vendredi 21 février 2020 à Ouagadougou, pour le financement du Projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural (PEPAMR) et du Projet « YELEEN » de développement de centrales solaires et de renforcement du système électrique national.

La Banque africaine de développement (BAD) apporte un soutien financier pour le développement des secteurs de l'eau et de l'énergie au Burkina Faso. C'est dans cette optique, que les ministères respectifs ont bénéficié de la somme de 41,25 milliards FCFA dont 9,3 milliards pour faciliter l'accès à l'eau et 32 milliards pour l'accès à l'énergie électrique.

Cela s'est concrétisé par la signature de quatre conventions du ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré et le responsable-pays de la BAD, Pascal Yembiline, le vendredi 21 février 2020 à Ouagadougou pour le financement du Projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural (PEPAMR) et du projet «YELEEN» de développement de centrales solaires et de renforcement du système électrique national.

Pour le responsable-pays de la BAD, Pascal Yembiline, leur institution dispose d'un cadre de coopération avec le « pays des Hommes intègres ». Il a ajouté que cette collaboration soutient le Plan national de développement économique et social (PNDES).

« Deux secteurs ont été identifiés comme prioritaires à savoir l'électricité et l'eau. L'accès à l'eau potable et à l'énergie constituent des enjeux économiques et politiques complémentaires dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion » a déclaré M. Yembiline. Selon lui, le projet « YELEEN » est une opération d'investissement portant sur le déploiement des centres solaires d'une puissance totale de 52 MWc.

De son avis, cette énergie sera répartie sur quatre sites : Ouaga Nord-Ouest (43 MWc), Dori (6MWc), Diapaga (2MWc) et Gaoua (1MWc). « Il contribuera au renforcement et à l'extension des réseaux électriques de distributions. En vue de raccorder 30 000 nouveaux ménages soit environ 200 000 personnes », a-t-il laissé entendre.

Concernant le secteur de l'eau et de l'assainissement, le responsable- pays de la BAD a indiqué la réalisation de forages équipés de pompes, des systèmes d'adductions d'eau potable simplifiées (AEPS) et des latrines familiales et collectives en faveur des écoles et centres de santé.

A l'écouter, environ 157 500 ménages profiteront directement des ouvrages d'AEPA pour l'eau potable et 110 000 pour les ouvrages d'assainissement dans les régions du Centre-Ouest et du Centre-Sud.

« Je réitère mon appel aux structures administratives en charge de ces projets de tout mettre en œuvre pour le démarrage dans les meilleurs délais et pour une exécution de manière performante pour le bénéfice des populations », a souligné M. Yembiline.

La signature de ces différentes conventions, selon le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, témoigne une fois de plus l'engagement de la Banque africaine de développement (BAD) à soutenir le « pays des Hommes intègres » dans ses efforts de développement. « Ces projets permettront d'améliorer durablement les conditions de vie de la population », s'est-il réjoui.

Pour le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Ambroise Niouga Ouédraogo, cette aide vient réduire les difficultés liées à l'accès à l'eau et accroître le taux d'accès à l'eau potable des Burkinabè. Les ministres, au nom du gouvernement, ont par ailleurs remercié la BAD pour leur soutien.

Le projet « YELEEN » de développement de centrales solaires et de renforcement du système électrique national a une durée de cinq ans. Il est placé sous la tutelle technique du ministère de l'Energie et la Société nationale burkinabè d'électricité (SONABEL) chargé de son exécution.

Le projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural (PEPAMR) est prévu pour être exécuter sur une durée de trois ans. Celui-ci est placé sous la tutelle technique du ministère de l'Eau et de l'Assainissement.

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