Sénégal: Une exposition photo pour mettre en exergue les liens méconnus avec l'Italie

Dakar — L'Institut culturel Italien de Dakar va abriter vendredi une exposition photo portant sur les liens culturels entre le Sénégal et l'Italie, à travers le brassage des populations des deux pays.

Intitulé :"C'est ma terre/ Fi moy sama suuf", cette exposition est "le résultat d'un reportage que le photographe Marco Gualazzini (World Press Photo 2019) a réalisé pour le compte de l'Institut en novembre dernier".

Selon un communiqué reçu des organisateurs, cette exposition se poursuivra jusqu'au 23 mars prochain, avec l'ambition de mettre en exergue un lien, "encore méconnu par la plupart des gens, entre l'Italie et le Sénégal, fait de familles mixtes, d'Italiens qui ont déplacé leur vie au Sénégal et de Sénégalais qui, après avoir vécu en Italie durant plusieurs années, sont retournés dans leur terre d'origine".

"L'objectif de ce reportage est de raconter ces histoires", cette "amitié étroite entre l'Italie et le Sénégal, alimentée par une présence importante de citoyens sénégalais en Italie, mais aussi par une présence non négligeable de citoyens italiens et de double nationalité au Sénégal".

"L'exposition a été conçue dans le but d'explorer le rapport d'amitié entre les deux pays à travers la communauté italo-sénégalaise présente au Sénégal : elle veut raconter des histoires d'intégration, des histoires individuelles de personnes qui, pour travail, famille ou religion ont choisi le Sénégal comme pays d'appartenance".

"Une communauté faite de familles mixtes, d'Italiens qui se sont établis depuis longtemps dans cette région africaine, et de Sénégalais qui, après avoir vécu en Italie plusieurs années, sont rentrés dans leur terre d'origine, apportant avec eux quelques traditions italiennes", indique le communiqué.

Le "narrateur" de ces histoires est Marco Gualazzini (Agence Contrasto), lauréat d'un Prix au World Press Photo 2019, qui au nom de l'Institut culturel italien de Dakar, a voyagé pendant trois semaines au Sénégal, de Dakar à Saint Louis, à la découverte des liens culturels entre les deux pays, signale le communiqué.

Son travail s'inspire de 14 histoires, "un nombre certainement pas exhaustif pour représenter le monde varié italo-sénégalais qui s'est créé au fil des années au pays de la Téranga, un monde composé de free lances, d'entrepreneurs, de techniciens, de coopérants, de fonctionnaires, d'enseignants, de religieux et d'artistes".

"Dans l'histoire de Gualazzini, rapporte le communiqué, on trouve parmi les Italiens, un professeur universitaire, deux musiciens, une présentatrice de télévision, une pédiatre, un religieux qui enseigne comment modeler les images des crèches et un homme converti au mouridisme, une des confréries islamiques les plus diffusées au Sénégal".

Il note que parmi les italo-sénégalais on trouve "surtout des entrepreneurs", à l'image de Vieux Ahmed Preira, qui a lancé une entreprise de pâtes faites maison.

Moussa Badji a ouvert une académie pour footballeurs, Karo Diaw, rentré au Sénégal, a lancé une entreprise qui s'occupe de recyclage des déchets plastiques, Adama Kane a créé une société de location de voitures.

S'y ajoute Korounga Camara, formateur, qui a écrit le livre "Oser le retour", publié aussi bien en italien qu'en français, devenu un bestseller pour les immigrés qui veulent rentrer chez eux.

"Et puis il y a le Sénégal, dans l'histoire de Gualazzini : un pays en croissance, qui regarde vers le futur tout en restant ancré à ses traditions, avec ses pêcheurs, ses ramasseuses de moules et ses plages où le soir s'entrainent les stars et les amateurs du sport nationale, la lutte sénégalaise", indique le communiqué.

Marco Gualazzini, l'auteur de ce reportage, est natif de Parme, où il a commencé sa carrière comme photographe en 2004, avec le quotidien local de sa ville, "La Gazzetta di Parma".

"Ses travaux les plus récents comprennent un reportage sur la micro finance en Inde, sur la liberté d'expression au Myanmar, sur la discrimination des minorités au Pakistan", selon l'Institut culturel italien de Dakar.

Il a conçu et participé à la réalisation d'un documentaire pour la RAI sur le système des castes en Inde, qui a remporté le prix de la meilleure photographie à l'Al Jazeera International Documentary Film Festival, signale l'institut.

Le travail de Gualazzini, largement diffusé dans des magazines nationaux et internationaux, a été récompensé par plusieurs prix, parmi lesquels le Getty Images Grant for Editorial Photography.

En 2019, il a sorti son premier livre, fruit de ses reportages. Ce livre intitulé "Resilient" a été publié par Contrasto.

Gualazzini a été lauréat, en 2019, du prix World Press Photo (catégorie environnement), pour son reportage sur la crise du Lac Tchad.

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