Sénégal: Jugée pour des sevices qui ont entrainé la cécité à des personnes mineures - Seynabou Ndiaye condamnée à 20 ans de prison

26 Février 2020

Une peine d'emprisonnement de 20 ans a été infligée à la dame Seynabou Ndiaye. Elle a comparu à la barre de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le 11 février dernier, pour des maltraitances qui sont à l'origine de la cécité des deux filles de son époux. Le verdict est tombé hier, mardi 25 février.

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar n'a pas été clémente avec Seynabou Ndiaye, cette dame arrêtée pour avoir maltraité les deux filles de son époux au point qu'elles sont devenues des malvoyantes. 20 ans de travaux forcés est la peine prononcée par la justice en son encontre. Elle est reconnue coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la cécité. En plus de cela, elle devra verser 250.000 F CFA d'amende au Trésor public. Son mari, Modou Gueye, jugé par contumace pour non-assistance à personne en danger, écope de 5 ans d'emprisonnement ferme. Mieux, le couple est aussi appelé à donner à chacune des victimes, la somme de 150.000.000 F CFA en guise de dommages et intérêts.

Les victimes étaient âgées de 3 et 5 ans au moment des faits. C'était en 2015. En effet, des notables du quartier Darou Salam à Yeumbeul, s'étaient rendus à la Police pour dénoncer les sévices que la dame Seynabou Ndiaye, infligeait aux enfants de son mari venus chez leur père pour un séjour de 6 mois. Après des conciliations, la belle-mère avait promis de mettre un terme à ces agissements, selon les éléments du dossier. Une promesse qu'elle n'a pas respectée, obligeant ainsi ses dénonciateurs à interpeller la Police une nouvelle fois. Elle sera ceuillie à Niague, le 9 juin 2015, après une cavale d'une quinzaine de jours.

Placée sous mandat de dépôt, elle a fait face aux juges de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le 11 février dernier, après plusieurs renvois de l'affaire. Son dossier a été enrôlé pour la première fois à l'audience du 4 décembre puis renvoyé au 24 décembre devant d'autres juges de la Chambre criminelle. Les premiers à ouvrir le dossier ont évoqué une convenance personnelle, pour justifier l'interruption de l'audience. A la barre, elle a nié être l'auteure de faits qui lui sont reprochés. Mais, ses victimes ont dit, en réponse, qu'elle est à l'origine de leur cécité. Elle injectait une poudre de lessive dans leurs yeux, ont-elles rapporté. Une pratique qui n'est qu'une des nombreuses formes de maltraitances de leur tante, ont-elles fait savoir aux juges.

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