Algérie: CEAS-Sahara réitère son soutien à la lutte du peuple sahraoui

Madrid — La Coordination espagnole des associations solidaires avec le Sahara occidental, CEAS-Sahara, a réitéré son soutien et sa solidarité avec le peuple sahraoui dans sa lutte pour son indépendance, tout en exigeant du gouvernement espagnol d'assumer ses responsabilités envers le Sahara occidental et de se positionner du côté de la légalité internationale.

Dans une déclaration publiée mardi, la CEAS-Sahara a félicité le peuple sahraoui qui s'apprête à célébrer jeudi le 44e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), tout en lui rendant hommage pour "la dignité et le courage, avec lesquels il continue de défendre son droit de vivre sur sa terre, d'avoir son Etat indépendant et de se développer dans la paix et la liberté".

La Coordination a également rappelé que "la proclamation de la RASD en 1976 avait été faite un jour après que l'Etat espagnol eut mis fin à sa présence coloniale de près d'un siècle, faisant une livraison honteuse du territoire au Maroc et en Mauritanie".

"Alors que le moment est venu de rendre justice, nous continuerons à renforcer notre amitié et notre solidarité avec un peuple qui démontre au monde, avec de nombreuses difficultés et une immense dignité, que la RASD est un Etat souverain, juste et démocratique", a ajouté CEAS-Sahara dans sa déclaration.

"Depuis ses débuts, la lutte du peuple sahraoui a été, et sera non seulement un combat loyal, mais aussi un combat légitime. Il en est aujourd'hui et il en sera toujours ainsi, car il se fonde sur les principes de base de la légitime défense contre ceux qui violent systématiquement les droits de l'Homme d'un peuple qui manifeste pacifiquement, et contre toutes les résolutions des Nations unies et de l'Union africaine", a insisté la Coordination.

L'Etat espagnol doit assumer ses responsabilités envers le peuple sahraoui

Lors de cette commémoration du 44e anniversaire, "nous voulons dénoncer l'action du gouvernement espagnol après la réunion tenue le 21 février entre la ministre sahraouie des Affaires sociales et de l'Emancipation des femmes, Suilma Beiruk, et la secrétaire d'Etat espagnole aux Droits sociaux, Nacho ?lvarez", a expliqué la Coordination espagnole.

La Coordination a indiqué qu'"Il est vrai que la politique étrangère est marquée par le ministère des Affaires étrangères autant que cela fait mal, mais il est également vrai que le vice-président Iglesias aurait pu, au moins, clarifier et se souvenir de l'injustice qui est commise à cet égard depuis longtemps, et où l'Etat espagnol continue d'être responsable de cette violation permanente des droits de l'Homme".

"Aujourd'hui, plus que jamais, nous sommes confrontés à des moments décisifs, et nous devons être attentifs aux manœuvres et aux campagnes menées contre la juste lutte et la résistance du peuple sahraoui et de son représentant légitime et unique, le Front Polisario".

"Nous pensons qu'il est temps de demander avec force au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d'assumer sa responsabilité et de veiller à ce que la mise en œuvre du Plan de paix accepté en 1991 par le Front Polisario et le Maroc soit respectée afin que le peuple sahraoui puisse décider librement de son avenir", conclut le communiqué.

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