Cameroun: Contentieux électoral - Les élections annulées dans 11 circonscriptions

Suite aux recours introduits par le SDF, le Conseil constitutionnel a instruit hier, la reprise des opérations de vote dans certaines zones du Sud-Ouest et Nord-Ouest.

Hier, après près de six heures d'examen et de délibération, le Conseil constitutionnel a annulé les opérations de vote dans certaines circonscriptions électorales des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pour ce qui est de la région du Nord-Ouest, la haute juridiction a décidé de la reprise du scrutin dans les circonscriptions électorales de Menchum-Nord, Menchum-Sud ; Bui-Ouest ; Bui-Centre et Bui-Sud ; Mezam-Centre, Momo-Est et Momo-Ouest, ainsi que dans Mezam-Nord.

Au Sud-Ouest, seule la circonscription du Lebialem est concernée. A cet effet, et selon les dispositions de l'article 135, alinéa 2 du Code électoral, Elections Cameroon (Elecam) a 20 jours au moins et 40 jours au plus pour organiser ledit scrutin.

Au cours de cette audience consacrée au contentieux électoral des élections législatives du 9 février dernier, ces onze recours ont été jumelés en une seule affaire parce qu'« ayant des liens communs dans les faits », a précisé le président de cette haute juridiction, Clément Atangana. Introduits par le SDF, ils demandaient l'annulation totale ou partielle des élections dans ces unités électorales pour cause d'irrégularités.

Selon ce parti politique, ces irrégularités sont la délocalisation des bureaux de vote par Elecam et leur regroupement à des endroits inconnus des électeurs.

Cette situation a empêché bon nombre d'électeurs d'exercer leur droit de vote, a relevé le conseil du SDF. Décision considérée comme une pilule amère et difficile à avaler par la défense.

Du côté d'Elecam par exemple, Me Atangana Amougou a rappelé, selon les dispositions du Code électoral que, c'est le directeur général d'Elecam qui fixe les lieux devant abriter les bureaux de vote.

« Ces bureaux n'ont pas été regroupés mais plutôt créés » car relevant des mesures spéciales en rapport avec les exigences sécuritaires imposées dans ces deux régions.

Abondant dans le même sens, le représentant du ministère de l'Administration territoriale a mentionné qu'il était surtout question d'assurer à la fois le droit de vote et la sécurité des citoyens surtout.

A son avis, reprendre le vote dans ces localités nous conduira toujours aux mêmes revendications puisque, ce seront les mêmes dispositions qui seront prises.

Avant de rendre ce verdict, le Conseil constitutionnel a jugé irrecevables pour forclusion, deux recours additifs du député Mbah-Ndam Joseph Njang.

La veille, le Rdpc a été débouté dans le Noun-Centre où il avait demandé l'annulation partielle de l'élection. En un mot, 29 recours sur les 40 inscrits au rôle Conseil constitutionnel ont été jugés irrecevables.

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