Guinée: Elections - Les autorités expriment leur déception suite au retrait de l'OIF

Le Rassemblement du peuple de Guinée, le parti du président, continue de battre campagne jusqu'au 28 février.

Les citoyens guinéens sont appelés à se rendre aux urnes le 1er mars, pour un double scrutin : les élections législatives et un référendum constitutionnel. Mais la Francophonie vient de se retirer du processus électoral.

Le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, n'a pas caché sa déception. Le retrait de l'OIF « est un coup dur », selon lui.

D'après un communiqué publié le 24 février, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a décidé de suspendre sa participation au processus électoral dans ce pays à quelques jours du référendum constitutionnel et des élections législatives.

L'OIF justifie ce retrait par les divergences qui entourent le fichier électoral. Confirmant les doutes de l'opposition, l'OIF juge problématiques plus de deux millions d'électeurs figurant sur les listes électorales. Cette institution a donc indiqué qu'il lui sera difficile de continuer sa mission d'assistance, à seulement six jours de ces élections.

L'opposition guinéenne montre du doigt un nombre « disproportionné » d'électeurs par rapport à la démographie du pays, et l'inscription, selon elle, de mineurs sur les listes électorales.

En 2018, l'OIF avait mené, avec l'ONU et l'Union européenne, un audit du fichier électoral datant de 2015. L'audit dénombrait 2,49 millions d'électeurs dont la présence sur les listes était « problématique », rappelle l'OIF, responsable de la mise en œuvre des recommandations de cet audit. Il se trouve que ces électeurs figurent toujours dans la base de données actuelle, fait remarquer l'OIF. Parmi eux figurent des électeurs décédés ou des doublons, dit l'Organisation. Sur ces 2,49 millions de personnes, 98 % « ne disposent pas de documents permettant leur identification », a encore ajouté l'Organisation internationale de la francophonie.

De l'autre côté, la majorité de la société civile et de l'opposition politique, réunie au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), menace de tout faire pour empêcher le vote. Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition et membre du FNDC, a dénoncé le « parjure » d'Alpha Condé qui tente de changer la Constitution.

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