Sénégal: Élevage - Des Sénégalais de la diaspora sous le charme des fermes laitières

26 Février 2020

Les fermes laitières promues par le Gouvernement sénégalais dans certaines zones agro-écologiques du pays suscitent un intérêt pour les Sénégalais de la diaspora. Ils ont été nombreux à le manifester auprès du Chef de la Division des industries laitières, apicoles et avicoles au Ministère de l'Élevage et des Productions animales présent au Salon international de l'agriculture (Sia) de Paris.

Ousmane Kane vit en France depuis une vingtaine d'années. Il travaille dans une ferme agricole à la lisière du pays basque, près de Bordeaux. Il fait partie des Sénégalais de la diaspora qui souhaitent rentrer au bercail pour se lancer dans l'activité qu'ils exercent dans leur pays d'accueil.

Ce désir, M. Kane l'a manifesté, avant-hier, au Salon international de l'agriculture (Sia) de Paris où il effectuait une visite au stand réservé aux exposants venus du Sénégal.

«J'ai entendu parler de nombreux projets dans le domaine de l'élevage et je cherche des informations pour voir comment en bénéficier, car j'envisage un retour au pays», a-t-il déclaré. L'homme se dit intéressé par le projet de fermes laitières piloté par le Ministère de l'Élevage et des Productions animales.

Originaire du nord du Sénégal, Ousmane Kane, la quarantaine révolue, n'est pas le seul dans ce cas précis.

Pape Makhtar Gaye partage aussi cette envie de se reconvertir dans les fermes laitières au Sénégal. Et il a profité de la présence de son pays au Sia pour s'informer sur les opportunités d'affaires dans le domaine agricole, en particulier dans la filière lait.

«Il n'y a pas une semaine sans que des Sénégalais de la diaspora ne manifestent leur intérêt de revenir au pays pour y développer une ferme laitière», a confirmé Famara Sarr, chef de la Division des industries laitières, apicoles et avicoles au Ministère de l'Élevage et des Productions animales.

«On a constaté que de plus en plus, des Sénégalais établis à l'étranger s'intéressent à l'industrie et à la production laitière au Sénégal.

Seulement, ils viennent souvent sans une bonne connaissance du terrain, notamment sur le choix des sites et des races. Ce Salon nous offre l'opportunité de les informer davantage sur les opportunités d'affaires dans le secteur», a-t-il déclaré.

M. Sarr a cependant estimé qu'une connaissance des réalités du terrain est importante, car, a-t-il dit, «il y a des gens qui viennent avec des races exotiques comme les Montbéliardes pour se lancer dans l'exploitation dans des localités du pays peu propices à la survie de ces vaches».

Par ailleurs, il s'est appesanti sur les efforts fournis par le Ministère de l'Élevage et des Productions animales pour les cultures fourragères, le développement des races et le respect des normes dans la production et l'exploitation du lait ainsi que dans la modernisation des fermes et le marché de bétail.

«Nous disposons, aujourd'hui, des tanks de grande capacité dans les zones de production de lait pour faciliter la conservation et la transformation», a assuré Famara Sarr. Selon lui, notre pays dispose de technologies nouvelles importées du Brésil dans le cadre de la coopération.

Ainsi, « plus de 2000 génisses gestantes de races exotiques sont actuellement au Sénégal », a-t-il ajouté. Sur ce, il a demandé à la diaspora de se rapprocher des structures du Ministère de l'Élevage et des Productions animales pour bénéficier et s'approprier des projets en cours concernant ce secteur.

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