Tunisie: Reportage | Une virée à Bizerte

26 Février 2020

Les vacances scolaires terminées, cela n'a pas empêché les familles et les promeneurs de profiter du beau temps.

Dimanche 23 février 2020, par une journée ensoleillée à Bizerte, où la pluie fait défaut, tout le monde est sorti. L'après-midi, la rue bouillonne de gens qui ont pointé le bout du nez à l'extérieur des maisons pour profiter du beau temps dominical. Au centre-ville, un parc d'attractions attire les citadins qui se déplacent en famille pour profiter de l'air frais et faire plaisir aux enfants.

A l'entrée du parc, qui ne fait pas plus de mille pas avant d'être parcouru en entier, un stand propose des tickets à un dinar l'unité sans formule de carnet du reste. Les attractions nécessitent en moyenne deux tickets par enfant ou adulte accompagnant. Le manège est plus petit et modeste que ses concurrents de la capitale ou des villes côtières, mais qu'importe, les enfants sont à la fête.

Auto-tamponneuses pour se cogner entre petits, trampolines pour sauter avec extase et fureur, mini-trains et petite roue à la façon d'un moulin à vent tournoient avec joie. Une dizaine d'attractions à tout casser composent ce petit manège. Au milieu de cette ribambelle de manèges, petits et grands se ruent sur les brouettes de pop-corns, de barbe à papa, délice sucré et rosé dont raffolent les enfants.

Une aire de restauration permet de s'attabler pour commander une boisson rafraîchissante ou un casse-croûte, le tout sans sortir du parc. Les enfants rieurs et joyeux, les mères décontractées apportent une touche de bonheur dans la dépression et la monotonie sociale des Tunisiens. Dans ce joli décor enfantin et enchanteur, les vendeurs de ballons vous accostent pour un dinar. Des mauvais points sont, toutefois, à signaler : l'état déplorable des sanitaires, comme dans d'autres endroits d'ailleurs, et le manque de propreté avec des chaises et des tables sales et poussiéreuses qui ont besoin d'un bon coup d'éponge.

Après, il faut se rendre à la corniche près de la «belle plage» pour trouver une rangée de baraques qui vendent des crêpes et des gaufres à des prix bien plus salés que sucrés. Là aussi, les enfants se «lèchent les babines» à l'idée de savourer du bon chocolat ou de la bonne pâte molle pour le plaisir des palais.

Le client doit débourser en moyenne cinq à sept dinars par consommation. Plutôt cher pour le Tunisien moyen, même si la gourmandise est assez consistante faisant office de repas. Aux abords, les banquettes manquent, mais il y a des bancs bâtis qui sont mal entretenus, enlaidis défraîchis et meurtris par le temps. En quittant la charmante ville du Nord, il faut prendre son mal en patience à cause de l'accès par le pont-levis qui oblige les voitures à rouler au pas, le temps de rabattre le pont. Au revoir Bizerte, en espérant que prochainement, tu seras splendide mais pas étouffante.

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