Centrafrique: Les limites du développement de l'exploitation minière en débat au Sémica

Un grand rendez-vous se tient à Bangui jusqu'au 29 février, le premier du genre en RCA : le Salon international de l'énergie, des mines et des carrières (Sémica). Habituellement organisé en Afrique de l'Ouest cette année, il se délocalise à Bangui alors que le pays est toujours sous le coup de l'embargo concernant les diamants du processus de Kimberley. 2000 participants sont attendus : délégations officielles d'États miniers ou potentiels investisseurs privés.

Or, diamant, mais aussi bien d'autres minerais. 470 indices des minéraux sont présents sur le territoire et pourraient intéresser les investisseurs. Florent Lager, vice-président de la Fédération des mines du Congo et directeur général d'une compagnie minière à Brazzaville, a fait le déplacement.

« Il y a un potentiel de minerais de fer avec une qualité qui paraît assez intéressante il y a un potentiel de cuivre, il y a un potentiel de cobalt, il y a un potentiel de coltan, il y a un potentiel de terres rares qui sont intéressants pour les investisseurs. Maintenant il y a un certain nombre de défis pour réaliser ce potentiel et pour que les investisseurs viennent réellement investir en Centrafrique », résume-t-il.

Parmi ces défis, les recherches engagées dans ce domaine sont limitées, l'enclavement du pays et le faible niveau d'infrastructures de transports et de production d'énergie.

Autre limite, l'embargo de Kimberley sur l'exportation d'une partie des diamants du territoire. « Je voudrais demander aux partenaires du pays de comprendre que nous ne pouvons pas continuer à vivre que de la fiscalité. Avec l'amélioration du climat sécuritaire, il faut que cette mesure soit levée de façon à permettre au pays de tirer profit de l'exploitation des produits de son sous-sol. Pour ce qui concerne les banques, le gouvernement est en train de travailler avec elles sur la possibilité d'apporter un réel soutien aux opérateurs du secteur », explique Firmin Ngrébada, le Premier ministre centrafricain.

Les autorités souhaitent multiplier les partenariats et les potentialités du secteur minier. À terme, elles espèrent que le développement de l'industrie minière contribue à la stabilisation du pays et au développement de l'économie.

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